Laideurs de ce monde
Publié le 28/11/2008 à 12:01 par nikkita

Le Refuge de Darwyn, qui accueille les chevaux maltraités, se voit confier quinze animaux retirés au propriétaire d'un centre équestre français
Fabiano Citroni - le 21 mars 2008, 22h36
Le Matin
Fondatrice et présidente du Refuge de Darwyn - premier centre d'accueil de chevaux maltraités en Suisse -, Anouk Thibaud-Millet n'avait jamais affronté une situation d'une telle envergure.
«Le refuge a été créé en 2000 et c'est la première fois que je dois secourir, d'un coup, 15 chevaux maigres, pas soignés et en état de souffrance», confie la Genevoise.
«Les chevaux n'avaient pas de litière ni d'eau à disposition. Tous étaient maigres, voire très maigres»
L'affaire remonte au 10 février. «Lors d'un rendez-vous avec le Service vétérinaire de la préfecture de la Savoie, j'ai évoqué le cas d'un centre équestre dont le patron, semble-t-il, négligeait ses équidés.
J'ai ajouté que, en cas de besoin, j'offrais mes services», raconte Anouk Thibaud-Millet.
Le 22 février, le Service vétérinaire effectue une visite d'inspection des animaux du centre équestre en question, situé en France voisine.
Le constat est sans appel: les animaux sont «maigres, en état de souffrance et dénutris».
Le propriétaire reçoit un avertissement.
Poney mort sous le fumier
Le 5 mars, nouvelle visite surprise du Service vétérinaire.
Il relève que «aucune amélioration des conditions de détention des équidés détenus n'a été constatée».
C'en est trop.
La préfecture de la Savoie sévit et confie les chevaux au Refuge de Darwyn «dans le but de les placer dans des conditions conformes à leurs besoins physiologiques.
Ce retrait est réalisé dans l'attente d'une décision judiciaire.»
«Les chevaux n'avaient pas de litière ni d'eau à disposition.
Ils étaient nourris occasionnellement et attachés en stalles sur le béton.
Certains étaient blessés.
Tous étaient maigres, voire très maigres.
Ils manquaient de soins: ils avaient des sabots hyperlongs et des clous encore dans les pieds.
Malgré cela, ils étaient toujours montés par des clients.
Ce n'est pas normal. Il y avait même un poney mort sous le fumier», confie Anouk Thibaud-Millet.
«Nous ne roulons pas sur l'or»
Où les animaux ont-ils été placés?
«Ils ont été recueillis par des amis du refuge.
Mais, par crainte de représailles, je ne tiens pas à dévoiler l'endroit.»
Comment se portent les bêtes? «Elles ont de nouveau le moral.
Elles ont de l'herbe à manger et du foin.
On leur donne du grain deux fois par jour.
Quant aux voisins, ils leur amènent des pommes, des carottes et du pain.
Certains chevaux ont commencé à prendre du poids.»
Selon la décision de la préfecture, les frais inhérents au retrait - transport, frais de pension, soins vétérinaires - sont «à la charge du détenteur des animaux».
Mais Anouk Thibaud-Millet ne se fait pas trop d'illusions.
«Au final, c'est souvent le refuge qui doit casquer.
Pourtant, nous ne roulons pas sur l'or.
Car nous ne touchons pas de subventions.
Nous comptons sur les dons et les bénévoles.»
Et pourquoi le refuge genevois secourt-il des chevaux maltraités de l'autre côté de la frontière?
«Peu importe qu'ils se trouvent en France ou en Suisse, répond Anouk Thibaud-Millet. Mon job, c'est de sauver les chevaux maltraités.»
Publié le 19/05/2006 à 12:00 par nikkita
Pitié pour la condition animale
« La tragédie du jour suivant, écrivait Edward Gibbon à propos des spectacles romains, consista dans un massacre de cent lions, d’autant de lionnes, de deux cents léopards et de trois cents ours. »
Le temps de ces spectacles odieux est révolu, même si divers combats de coqs ou de taureaux font penser qu’on pourrait encore remplir un cirque avec des amateurs de sang.
Mais la vérité, si l’on consent à la regarder en face, est que notre société fait preuve d’une plus grande et plus secrète cruauté.
Aucune civilisation n’a jamais infligé d’aussi dures souffrances aux animaux que la nôtre, au nom de la production rationnelle « au coût le plus bas ».
Pour sept cents fauves massacrés un jour de fête dans l’Empire romain, ce sont des millions d’animaux que nos sociétés condamnent à un long martyre.
N’ayons pas peur des mots : la France est couverte de camps de concentration et de salles de torture.
Des convois de l’horreur la sillonnent à tout instant et en tous sens.
Pour cause d’élevage intensif, les fermes, devenues des « exploitations », se sont reconverties en centres de détention à régime sévère, et les « fillettes »
de Louis XI passeraient pour de véritables hangars face aux dispositifs où l’on enferme des créatures que la nature avait conçues pour la lumière, pour le mouvement et pour l’espace.
En France, 50 millions de poules pondeuses, à qui l’on a souvent tranché le bec au fer rouge, sont incarcérées à vie dans des cages minuscules où elles ne peuvent ni dormir ni étendre les ailes, mais seulement absorber une nourriture éventuellement issue de fosses septiques et de boues d’épuration...
Les truies sont sanglées jour et nuit dans des stalles qui leur interdisent toute espèce de mouvement, et ce pendant deux ans et demi...
Des veaux de 145 kg sont enchaînés dans l’obscurité en cases de 0,81 m...
Des poulets, dits « de chair », ont les flancs si hypertrophiés que leurs os ne les portent plus et qu’il leur est impossible de se déplacer.
Au moyen d’un tube de 40 centimètres enfoncé dans l’oesophage, des appareils pneumatiques font avaler chaque jour 3 kilos de maïs brûlant (l’équivalent de 15 kilos pour un humain) à des canards et à des oies immobilisés dans des « cercueils » grillagés, puisque, de toute façon, ils ne peuvent plus se tenir debout.
Pour finir cette existence qui a surtout le mérite d’être brève, beaucoup seront transportés dans des conditions effroyables, entassés sans nourriture, sans soins, sans eau, au cours de voyages proprement étouffants, interminables et souvent fatals.
Qui a vu cela ne l’oublie plus jamais.
Publié le 19/05/2006 à 12:00 par nikkita
En Chine, où il est courant d’ébouillanter et d’écorcher vifs les animaux, des ours sauvages sont enfermés jusqu’à ce que mort s’ensuive dans des cages où ils ne peuvent pas même s’assoir et où ils perdent jusqu’à l’usage de leurs membres.
Une sonde est en permanence enfoncée dans leur foie pour y prélever la bile, utilisée en médecine traditionnelle.
En Occident, la « communauté scientifique » fignole des animaux d’un genre nouveau : sans poils ni plumes ni graisse, aveugles et dotés de quatre cuisses, manifestement conçus pour le bonheur au grand air !
Il serait long, et pénible, de multiplier les exemples.
Pour ces millions, pour ces milliards d’animaux, le simple fait de vivre, depuis la naissance jusqu’à la mort, est un supplice de chaque seconde, et ces régimes épouvantables leur sont infligés pour des raisons si mesquines qu’on a peine à croire que des êtres humains puissent s’en prévaloir sans honte : une chair plus blanche, quelques centimes gagnés sur un oeuf, un peu de muscle en plus autour de l’os.
Quant aux animaux sauvages, pour n’en dire qu’un mot, on se doute qu’ils ne sont guère épargnés par le piège, le fusil, le poison, le trafic, la pollution ou la destruction de leur habitat.
8 500 espèces de vertébrés sont menacées d’extinction à court terme.
L’homme est seul responsable de cette extermination qui ne peut être comparée qu’aux extinctions massives du mésozoïque.
Au Cameroun, les grands singes sont actuellement victimes de ce qui mérite pleinement d’être appelé une destruction systématique, comparable à une sorte de génocide.
Et, dans le domaine de la protection des animaux sauvages, ce n’est certes pas la France qui pourra donner des leçons, elle qui montre tant de zèle à légaliser le braconnage
Publié le 19/05/2006 à 12:00 par nikkita
On a vu récemment de monstrueuses hécatombes , de terribles holocaustes où les animaux étaient non pas « euthanasiés », comme on le dit pudiquement, mais massacrés et brûlés par milliers, par millions en Grande-Bretagne, victimes d’une maladie le plus souvent sans réelle gravité (la fièvre aphteuse), mais coupables de gêner le commerce et de déprécier la marchandise.
Il faut d’ailleurs savoir que les abattages continuent après l’épizootie et que 450 000 vaches saines sont actuellement sacrifiées en France à « l’assainissement du marché ».
Ce traitement, déjà révoltant quand il s’agit de lait ou de choux-fleurs, est-il admissible sur des êtres sensibles, affectueux et craintifs, et qui ne demandent qu’à vivre ?
Rares ont été les professionnels qui se sont plaints d’autre chose que du montant ou de la rapidité de versement des primes au moyen desquelles on s’acharne à maintenir coûte que coûte une agriculture de cauchemar : un système d’indemnités après sinistre, une prime à la torture et à la pollution ? Qui n’a pensé aux pires horreurs médiévales en voyant ces crémations en masse, ces charniers remplis à la pelleteuse ?
A quelle horreur veut-on nous préparer en appelant « sensiblerie » ou « zoophilie » toute compassion à l’égard de la condition animale ?
Ces condamnés sans langage
Les sentiments et les affaires n’ont jamais fait bon ménage, mais il semble quand même qu’on ait franchi les limites du supportable.
Un producteur fait-il encore la différence entre une créature qui souffre et un objet manufacturé, quand il appelle un veau « le produit de la vache » ?
Et alors qu’on entend de plus en plus souvent parler d’« organes vitaux » pour les voitures et de « pièces détachées » pour les corps ?
Il est vrai que partout des hommes, des femmes, des enfants sont victimes de l’injustice, de l’arbitraire, de la misère ou de mauvais traitements, que l’humiliation du prochain est un principe universel, que trop d’innocents croupissent en prison.
Mais les souffrances s’additionnent sans s’exclure.
« Dans le combat pour la vie, écrit Raoul Vanegeim, tout est prioritaire. »
Peut-on être heureux quand on sait que d’autres êtres vivants, quels qu’ils soient, gémissent?
Publié le 19/05/2006 à 12:00 par nikkita
Ceux que la souffrance animale laisse indifférents, fait sourire ou hausser les épaules au nom des « priorités » devraient se demander si leur réaction ne ressemble pas à celle des adeptes de l’inégalité, partisans de l’esclavage jusqu’au début du XIXe siècle, ou des adversaires du vote des femmes voilà à peine plus de cinquante ans.
Au Cambodge, au Rwanda, dans les Balkans et ailleurs, n’a-t-on pas fait valoir également une « priorité » entre les plus proches voisins de nationalité, de religion, de « race » ou de sexe pour renvoyer les victimes à l’étrangeté, et si possible à l’animalité, afin de les éliminer plus facilement ?
Notre compassion est-elle si limitée qu’il faille établir des hiérarchies subjectives entre ceux qui méritent d’être sauvés en premier lieu, puis en second, puis plus du tout ?
Faudra-t-il attendre qu’il n’y ait plus un seul Européen dans le malheur avant de se soucier des Africains, ou que tous les humains soient comblés pour s’occuper des animaux ?
A quel odieux « choix de Sophie » serions-nous alors sans cesse confrontés ?
Claude Lévi-Strauss a écrit : « L’homme occidental ne peut-il comprendre qu’en s’arrogeant le droit de séparer radicalement l’humanité de l’animalité, en accordant à l’une tout ce qu’il retirait à l’autre, il ouvrait un cycle maudit, et que la même frontière, constamment reculée, servirait à écarter des hommes d’autres hommes, à revendiquer au profit de minorités toujours plus restreintes le privilège d’un humanisme corrompu aussitôt que né pour avoir emprunté à l’amour-propre son principe et sa notion ?
L’unique espoir pour chacun d’entre nous de n’être pas traité en bête par ses semblables est que tous ses semblables, lui le premier, s’éprouvent immédiatement comme des êtres souffrants. »
Au risque de choquer, demandons-le franchement : pourquoi les hommes auraient-ils le droit de se conduire avec les non-humains comme des barbares avec des innocents, et faudra-t-il toujours être l’inquisiteur, le démon, l’esclavagiste ou l’oppresseur d’un autre ?
Quelle vie est a priori méprisable ?
Tant que certains se croiront autorisés à maltraiter un être sensible parce qu’il porte des cornes ou des plumes, nul ne sera à l’abri.
Publié le 19/05/2006 à 12:00 par nikkita
La cause des animaux a beaucoup avancé, dans les faits comme dans les mentalités.
Rien qu’en France, des dizaines d’associations la défendent, et jamais elle n’a rassemblé dans le monde autant de militants.
Quatre-vingt-dix pour cent des Français se déclarent prêts à payer 15 centimes de plus un oeuf de poule libre.
Même la législation évolue.
Mais peu, et lentement.
Et les phénomènes d’extinction massive et d’élevage intensif rattrapent vite les quelques avancées, non pour des motifs sentimentaux ou philosophiques, car l’opinion s’indigne sincèrement des brutalités envers les animaux, mais, encore une fois, pour cette même raison économique, qui s’oppose obstinément à la sensibilité individuelle.
Aux innombrables condamnés sans langage qui espèrent de nous des gestes qui ne viendront pas, nous n’avons à offrir que de bien piètres signes.
On ne s’attend pas à ce que les Français deviennent tous végétariens ni, comme certains le demandent, que les droits humains soient étendus au singe. Mais quelle honte y aurait-il à faire un pas dans le sens de la compassion, à créer par exemple un secrétariat d’Etat à la condition animale comme il y en a un à l’économie solidaire ?
La Belgique n’a pas craint de le faire.
La Pologne a renoncé au gavage
La Grande-Bretagne envisage d’interdire la chasse à courre.
Malgré sa politique agricole, l’Europe s’est déjà timidement mais réellement penchée sur la question de l’élevage, de la chasse, de l’expérimentation et du bien-être.
Tôt ou tard, on s’indignera massivement que des hommes aient pu torturer des animaux, même pour des raisons économiques, comme on s’indigne aujourd’hui des massacres romains, des bûchers, du chevalet et de la roue.
N’est-il pas préférable que le plus tôt soit le mieux ?
Publié le 02/07/2006 à 12:00 par nikkita

Scène 1
Des images bouleversantes d'une truie boiteuse dans l'incapacité de se déplacer et de marcher puisque ayant passé sa vie emprisonnée dans une stalle étroite. Des employés lui frappent la tête à coups de pieds à plusieurs reprises et lui assènent des coups de gourdins. L’animal est incapable de bouger, ses pattes étant coincées entre les barreaux et les stalles adjacentes de gestation. L'abus des deux employés se poursuit pendant presque 10 minutes: coups de pieds, coups de gourdins etc.. La truie est finalement conduite à l’extérieur où un employé lui tranche partiellement la gorge avec une petite lame de rasoir, lui infligeant une blessure insuffisamment profonde pour permettre une mort rapide. Il s'écoule au moins l5 minutes avant que la truie, entièrement consciente, soit finalement achevée au pistolet.
Scène 2
Un employé déplace des truies enceintes vers d'autres stalles plus éloignées. Muni d'un bâton de métal, il en frappe violemment les truies: 61 fois exactement lors du tournage de l'incident, et cela, même si les truies handicapées par leur inactivité peuvent à peine marcher. Elles sont demeurées emprisonnées tellement longtemps dans ces stalles qu'elles ne s'opposent même pas aux agressions de l'employé qui continue de les frapper afin de les faire sortir encore plus vite.
Scène 3
Après avoir forcé deux truies enceintes à entrer dans une stalle, préalablement conçue pour n'en recevoir qu'une seule, un employé est vu en train d'asséner des coups de bâton à une truie. Ce bourreau va même jusqu'à lui insérer, avec agressivité et brutalité, le bout de son bâton dans le vagin afin de provoquer l'accouchement, puisque qu'elle est trop trop grosse pour sortir de sa stalle - elle sera dirigée, gestante, vers une autre stalle.
Scène 4
Dans cette scène, une truie, avec une épaule cassée et suspectée d'être malade, est traînée de force vers l'incinérateur qui se trouve approximativement à 60 pieds du bâtiment d'élevage des cochons. Cet employé frappe la truie sans arrêt avec un bâton de métal jusqu'à l'incinérateur où elle est finalement introduite, vivante et pleinement consciente.
Scène 5
Dans cette scène, une truie blessée lutte pour échapper à l'un des employés qui la poursuit avec un pistolet. L'un des employés décide de lui trancher la gorge. L'autre employé en a décidé autrement: pour en finir au plus vite sans utiliser le pistolet, il lui jette sur la tête, à deux reprises, de gros blocs de cendres...
Scène 6
Cette scène est particulièrement difficile à visionner. J'ai ressenti une colère terrible en voyant deux fermiers, traîner à coups de bâtons un cochon effrayé. Alors qu'il est vivant et pleinement conscient, les fermiers lui découpent la peau et lui scient une patte. C'est à vomir...!!!
Publié le 05/07/2006 à 12:00 par nikkita

Grâce à votre dévouement, la PMAF sillonne les routes de France à la recherche des camions chargés d’animaux, qui font fi du respect de la loi.
Nos efforts et les formations que nous dispensons aux escadrons de gendarmerie portent leurs fruits, les contrôles s’intensifient, mais ce dont nous sommes témoins lors de ces contrôles nous laisse deviner que le chemin à parcourir est encore long avant que les animaux soient respectés et leur souffrance enfin prise en compte.
Une souffrance tellement bien tenue à l’abri des regards, que nous souhaitons vous en faire le récit aujourd’hui.
Au cours de notre dernière expédition, nous avons découvert des animaux blessés, malmenés, méprisés, réduits à l’état de sacs de chair vive que l’on manipule et que l’on traîne, au mépris complet de leur détresse silencieuse.
C’était hier et cela se passe en France, près de chez nous...
Fin avril 2006, un après-midi sur une route nationale entre Bretagne et Pays de la Loire.
Les enquêteurs de la PMAF travaillent en étroite collaboration avec la gendarmerie lors des opérations de contrôle.
La PMAF part en opération de contrôle avec les gendarmes qu’elle vient de sensibiliser à la réglementation en vigueur.
Notre équipe arrête un camion chargé de porcs, en partance pour l’abattoir.
A son bord, un verrat et une dizaine de truies « de réforme ».
Ces animaux, qui ont offert leur temps de vie en servant de reproducteurs pour l’élevage, subissent désormais le stress d’un transport vers l’abattoir.
Leur état de santé est alarmant.
A l’arrière, une truie ne parvient pas à se maintenir debout.
Le verrat pointe vers nous son groin, un groin chargé d’agrafes qui lui ont été fichées pour l’empêcher de fouiller le sol, comme il aime naturellement à le faire.
A l’avant, les femelles, stressées, se confrontent.
Elles sont couvertes de plaies et de contusions, et leurs yeux très rouges sont sensiblement infectés.
Devenus improductifs, plus assez rentables aux yeux de ceux qui les soumettent à des rythmes industriels, pas encore morts, mais déjà traités comme des déchets.
Le camion n’est de surcroît pas en règle, et mettant en pratique les règles que la PMAF leur a rappelées le matin-même, les gendarmes dressent au chauffeur un procès verbal.
Préoccupés par l’état de dépérissement des animaux, nous décidons de poursuivre le camion jusqu’à son arrivée à l’abattoir.
On s’imagine difficilement la dure réalité autour de la bâtisse de béton.
Dans les enclos déjà surpeuplés, les animaux se battent pour l’espace, leur cris stridents trahissent un mal-être anormal.
En verbalisant le chauffeur du camion en infraction, les gendarmes ont pu mettre en pratique les règles que la PMAF leur avait rappelées le matin-même. Les enquêteurs de la PMAF ont ensuite suivi le camion jusqu’à l’abattoir où ils ont découvert une truie gisant à terre, au pied du quai de déchargement.
C’est alors que « notre » camion arrive.
Commence le déchargement. La plupart des truies boitent et se tiennent sur la pointe des pieds, comme si elles avaient perdu la notion même de la marche.
Deux d’entre elles n’auront même pas la force de rejoindre leurs congénères. La première, incapable de faire usage de l’une de ses pattes arrières, sera tout de même menée dans un enclos séparé.
La seconde reste entièrement prostrée sur le sol du camion.
Bien que manifestement invalide, un employé la frappe alors sur l’arrière-train, pensant ainsi la faire avancer !
Stressé, le malheureux animal tente désepérement de se lever, en vain.
Mais l’ignominie ne s’arrête malheureusement pas là : sous nos yeux et ceux du directeur de l’établissement, en toute bonne conscience et pourtant en toute illégalité, le chauffeur du camion entreprend de nouer les pattes arrières de la truie dans l’intention de la traîner ainsi du camion jusqu’à un enclos de l’abattoir !
Nos enquêteurs ont assisté à des scènes de maltraitance insupportables envers les truies : un employé frappant l’arrière-train de l’une d’entre elles, ou faisant usage d’un bâton...
Nous constatons avec effaremment l’insouciance avec laquelle le personnel manipule les animaux en détresse.
Nous pensons à l’inadmissible martyre auquel aurait été condamnée la truie sans notre présence ce jour-là.
Cette présence n’aurait pas été possible sans votre aide financière pour parcourir les routes et nous vous en remercions sincèrement.
Grâce à votre soutien, nous avons pu faire prendre conscience au directeur de l’abattoir de la gravité de la situation.
Nous suivons l’affaire que nous avons transmise à diverses instances et attendons que des dispositions soient prises rapidement.
A l’heure où nous publions ce rapport, pour que de tels mauvais traitements ne se reproduisent plus, nous nous apprêtons à rencontrer le directeur de l’abattoir, la Direction des services vétérinaires de la Mayenne et le ministère de l’Agriculture.
Un arrêté de 1997 protégeant les animaux dans les abattoirs précise :
« Les animaux incapables de se mouvoir ne doivent pas être traînés jusqu’au lieu d’abattage mais être abattus là où ils sont couchés ou, lorsque c’est possible et que cela n’entraîne aucune souffrance inutile, transportés sur un chariot ou une plaque roulante jusqu’au local d’abattage d’urgence ».
Nous souhaitons œuvrer pour que cette réglementation soit appliquée de façon stricte, partout en France.
Vous le constatez, sans contrôles ni pression pour le respect de la loi, toutes les pratiques paraissent permises !
Combien de souffrances inutiles de ce type sont endurées chaque jour dans l’indifférence ?
Vous pouvez nous aider à intensifier nos visites et nos suivis de bétaillères.
Un don de votre part est une aide précieuse pour nous aider à financer plus d’expéditions !
Pour ces animaux, l’urgence est continue. Du fond du cœur, merci.
Faites un Don, Merci
http://www.pmaf.org/
Publié le 15/01/2007 à 12:00 par nikkita
Je préciserai seulement que ces animaux disposent d'environ quatre ares de terrain où stagnent quinze à vingt centimètres de boues mélangées de matières fécales et d'urine, au centre duquel trône une mangeoire dans laquelle est servi un brouet malodorant d'ensilage de maïs, dont la fermentation butyrique indique sa mauvaise qualité.
Ces animaux ne disposent d'aucun endroit pour se reposer ou se coucher pour ruminer.
Ce cas est loin d'être isolé.
La maltraitance animale est un vrai problème, malheureusement trop souvent abordé par le biais d'une compassion empreinte de sensiblerie qui, à mon avis, se révèle être plutôt un handicap pour la défense de cette cause parfaitement juste et très délaissée.
La maltraitance touche aussi l'espèce humaine. Parfois je me dis que cette cause est aussi très délaissée...
Mais après tout, battre sa femme, son cheval et son chien est peut-être un dessein de Dieu
Publié le 26/07/2006 à 12:00 par nikkita

Tout comme les cétacés, les grands singes et les autres espèces de mammifères hautement intelligentes et culturelles, les éléphants captifs meurent prématurément en raison d'un piètre régime alimentaire, d'un espace de vie exigu, de regroupements inadaptés et des mauvais traitements infligés par leurs gardiens, ainsi que nous l'apprend une fois encore une nouvelle étude publiée en octobre 2002 par la Société royale de Prévention de la Cruauté contre les Animaux .
Les éléphants des zoos d'Europe ont une durée de vie moyenne de 15 ans, contre 30 ans dans les parcs asiatiques et de 60 à 65 ans en milieu naturel. L'étude révèle également que 35 pc des femelles sont stériles et 15 pc des bébés morts-nés, tandis que 6 à l8 pour cent sont rejetés, voire tués à la naissance par leur mère.
La Société royale de prévention de la cruauté contre les animaux, qui a commandé cette étude à deux chercheurs de l'université d'Oxford, a demandé aux zoos de cesser d'importer des éléphants et d'accorder une priorité maximale à l'amélioration des conditions de vie de ceux qu'ils possèdent déjà.
La RSPCA demande également que cessent les démonstrations d'éléphants au cirques, qui supposent une obéissance obtenue à force de punitions, de peur et de conditionnements sévères.
"Les enclos utilisés actuellement pour les éléphant sont généralement très petits, de 60 à 100 fois plus réduit que les plus petits territoires en milieu naturel " rappelle un porte-parole de la RSPCA.
Et 90 pour cents d'entre eux n'offrent aucun pâturage aux éléphants.
On sait aussi que les éléphants libres aiment à se baigner dans les rivières.
Si cet acte d'hygiène vise avant tout à débarrasser la peau de ses parasites, c'est surtout un grand moment de plaisir et de socialisation qui réunit des familles entières.
Les éléphants apprécient également les "bains de poussière" et s'aspergent de terre sèche ce qui les protègent des coups de soleil des insectes piqueurs.
En captivité, rien de tout cela, bien sûr !
Les éléphants captifs, que ce soit au zoo, au safari parc ou au cirque sont contraints de vivre d'une manière radicalement différente par rapport à ce qu'ils auraient connu s'ils étaient restés libres.
Ces pachydermes sont à la fois très intelligents et supérieurement organisés au niveau de leurs structures sociales.
Les aspects physiologiques, psychologiques et cognitifs de leur vie en milieu naturel sont à ce point complexes qu'aujourd'hui encore, les éthologistes de terrain découvrent sans cesse de nouveaux faits à propos de la culture des éléphants et de leurs langages à base d'infrasons.
Comment dès lors pourraient-on répondre de manière effective aux multiples de ces animaux supérieurement évolués, une fois qu'on les a retiré de leur environnement ?
Une précédente campagne de la RSPCA avait déjà mis fin à la captivité des dauphins au Royaume-Uni.
A quand le tour de la Belgique et de toute l'Europe ?
A quand un arrêt global de la captivité pour tous les grands mammifères intelligents, qui souffrent tous des mêmes problèmes