Leur vie exceptionnelle
Posté le 26.07.2006 par nikkita

Qui est Carl Gustav Jung ?
Celui qui a découvert l’inconscient aux côtés de Sigmund Freud ?
L’homme qui a dressé la première cartographie de notre monde intérieur, à l’image des premiers géographes ?
Celui qui a éclairé les grands événements de notre histoire en les reliant à notre monde d'aujourd'hui ?
Celui qui a donné à l’homme les clefs pour que celui-ci retrouve le sens de sa vie ?
Voici quelques éléments de réponse ...
Fils de pasteur, Carl Gustav Jung est né le 26 juillet 1875 à Kesswil, au bord du lac de Constance en Suisse. Ses années au collège de Bâle l’ont conduit à s’intéresser aux sciences naturelles, à la philosophie, à la religion. Son père meurt en 1896, il se retrouve seul avec sa mère et sa sœur et se pose pour lui la question de la poursuite de ses études. Il connaît une période de grande pauvreté, mais finalement réussit à entreprendre des études de médecine. Son intérêt pour les données biologiques et les données spirituelles le conduit à choisir la psychiatrie.
En 1900, il devient assistant à la clinique psychiatrique de l’université de Zurich Ses années d’apprentissage lui permettent de mieux comprendre l’univers des malades mentaux.C’est à ce moment là qu’il découvre les travaux publiés par Sigmund Freud. Les recherches faites par Freud au niveau de l’hypnose et du rêve aident Jung à aborder l’univers étrange des hôpitaux psychiatriques. La première rencontre entre les deux hommes a lieu en février 1907. Très vite des divergences apparaissent, elles se confirment en 1909, date à laquelle ils firent un voyage commun aux Etats-Unis, invités par la Clark University. Au début des années dix, les deux hommes se séparent. Jung traverse alors un période de profonde solitude, confronté à son propre inconscient. Il sort de cette crise en 1918 et alors commence pour lui toute une série d’études et de publications, autant de jalons pour baliser les territoires inconnus qu’il vient de découvrir.
Il se marie en 1903 avec Emma Rauschenbach, a cinq enfants et construit une maison où il s’installe définitivement dès 1909 à Kusnach (à quelques kilomètres de Zurich, sur le bord du lac de Zurich). En 1923 Jung achète un terrain sur la commune de Bollingen, à une trentaine de kilomètres de son domicile . Il y construit une simple tour, lieu de refuge, de méditation, qui après plusieurs modifications, finit au fil des ans par devenir un véritable lieu de vie à l’écart et à l’abri du monde extérieur (en particulier de son travail journalier auprès de ses patients).
Ses découvertes l’obligent à s’intéresser à nos racines occidentales, à tous les courants de pensée. Il réhabilite le monde chrétien, l’alchimie, il étudie de très près le monde oriental. Sa culture est immense. Il entreprend toute une série de voyages, il découvre des hommes peu touchés par la civilisation, vivant entre deux mondes (Inde, Afrique du Nord, tribus du Kenya, Indiens en Arizona, au nouveau Mexique).
Dès 1936, il décrit dans l’un de ses livres le danger que fait courir l’Allemagne avec une foule de détails malheureusement prophétiques, reliant l’histoire de ce pays aux mythes sous-jacents qui l’animent. Son œuvre est condamnée par les Allemands, il ne peut rien faire pour éviter le conflit mondial et il doit sa survie au seul fait d'habiter en Suisse.
En 1944, il est victime d'un infarctus, c’est là qu’il fait l’expérience du passage de la vie vers la mort dans sa première phase. Une force invisible l’oblige à "revenir sur terre". Il publie alors toute une série d’ouvrages qualifiés de majeurs. En 1945, il fonde la société Suisse de Psychologie pratique et en 1948 l'Institut qui porte son nom.
Il écrit jusqu’à la fin de sa vie, témoin de l’homme, des difficultés de son temps. Il meurt le 6 juin 1961 à Kusnacht.
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Posté le 05.06.2006 par nikkita

Guevara, un mythe
Che Guevara, déjà héros de son vivant, devient un mythe.
L'éditeur italien Feltrinelli sort de ses tiroirs un cliché que lui avait offert le photographe cubain Korda.
Il en fait une affiche : les yeux de braise sous un béret étoilé, les cheveux au vent, fait le tour du monde.
Le nom de Guevara est scandé sur les barricades de mai à Paris.
Il est chanté dans toute l'Amérique du Sud.
Le Che est un symbole pour toute une génération, en Amérique Latine et dans le monde entier.
Dans les années 80, l'idole est oubliée, les affiches sont décrochées des murs : l'époque n'est plus aux grands idéaux révolutionnaires.
1995 : un ancien officier Bolivien affirme que le Che a été enterré près de la piste de l'aéroport de Vallegrande.
L'armée Bolivienne n'avait jamais voulu révéler le lieu de sépulture du guérillero.
Enterré, incinéré? Toutes les hypothèses ont circulé mais le mystère subsiste depuis 18 ans.
Des recherches sont entreprises, puis interrompues, faute de résultat.
A la même époque, un certain intérêt pour le Che semble renaître.
Plusieurs biographies paraissent, des projets de superproductions cinématographiques sont en cours...
Juillet 1997 des ossements déterrés à Vallegrande sont formellement identifiés comme étant ceux du Che.
La découverte de sa dépouille tombe à pic, l'année du 30e anniversaire de sa mort.
Les ossements sont solennellement transférés à Cuba, où 1997 a été décrétée " année du guérillero héroïque " et où des célébrations grandioses sont prévues.
En Bolivie, le ministère du tourisme a monté dans le sud-est du pays une sorte de " Guevaratour " qui propose aux touristes de suivre les traces de la dernière guérilla du Che.
Chez nous aussi, le Che est partout : les T-shirts à son effigie refleurissent, de nombreux livres sont édités, un disque rassemblant les chansons à sa gloire est vendu à des milliers d'exemplaires, un clip de la fameuse chanson de Carlos Puebla, à la sauce années 90, passe sur les télés, deux documentaires sont sur les écrans...
Le Che est-il devenu, ironie de l'histoire, un produit comme les autres ?
Ou l'époque, orpheline de valeurs morales et d'idéaux politiques, a-t-elle besoin de se souvenir d'un homme qui a vécu pour ses idées, sans se compromettre jamais, jusqu'à mourir pour elles, quasiment seul, dans un ravin perdu de Bolivie ?
Posté le 05.06.2006 par nikkita

Un Révolutionnaire nait
La première rencontre entre Fidel et le Che dure toute une nuit et scelle le destin du Che.
Les deux hommes partagent le même rêve : libérer leurs pays de l'impérialisme nord-américain.
Fidel fait part au Che de son projet de débarquement à Cuba avec un groupe de combattants, pour renverser le régime de Batista.
Guevara est fasciné par la forte personnalité de Fidel.
Celui-ci est séduit par l'intelligence du jeune Argentin. Sceptique au départ, le Che accepte de participer à la folle expédition, comme médecin.
La petite troupe s'entraîne au Mexique.
Fidel Castro achète un yacht de 12 m, le "Granma", et prévoit de partir avant la fin de l'année 1956.
Le 25 novembre, 82 hommes embarquent sur le bateau, conçu pour en transporter 25.
La traversée est terrible: la tempête secoue le "Granma", les vivres sont insuffisants.
Les guérilleros de Fidel finissent par s'échouer le 2 décembre 1956, deux jours plus tard que prévu, dans un marécage de l'Est de Cuba, à quelques kilomètres de l'endroit prévu.
Le Che entame alors sa carrière de guérillero.
Posté le 05.06.2006 par nikkita

Commandante Che Guevara
Il est permis de violer l'histoire, à condition de lui faire un enfant.''Alexandre Dumas"
À travers les siècles où les évènements se bousculent, dans une suite de cris, de revendications, de gloire et de guerre, des hommes ont à leur façon tour à tour '"'violé l'histoire'"' ou du moins l'ont fortement ébranlée.
Or chacun d'eux individuellement ou collectivement ont parfois, dans l'inévitable, provoqué la protestation, fait surgir la violence, commis l'erreur... Mais, celle-ci étant humaine, certains d'entre eux, idéalistes, ont désiré dans leur combat apporter quelque chose de mieux à l'humanité.
Cette chronique est donc l'occasion de partir à la recherche de ces personnages et de ces organisations politiques et sociales qui ont posé une empreinte indélébile à l'intérieur du grand livre de l'histoire.
En espérant que vous apprendrez autant que moi !
Le 8 Octobre 1967, était assassiné en Bolivie celui qu'on avait affectueusement surnommé le CHE.
À l'époque le monde entier avait retenu son souffle en apprenant la nouvelle de cet évènement : certains voyant s'éteindre l'espoir des peuples opprimés, d'autres applaudissant le dénouement parfait de ce danger révolutionnaire. Aujourd'hui, 30 ans se sont écoulés et depuis, la vie de cet homme est devenue un mythe présent dans la culture et le quotidien de ceux qui ont reçu ses enseignements.
De ceux également, ayant profité de son bienfait et de son action libératrice. Enfin, de ceux qui, l'exemple idéologique qu'a légué le CHE, mènent un combat, avec l'utopie tenace de contrer l'injustice.
Ernesto Guevara est né le 14 juin 1928 à l'intérieur des terres chaudes et lointaines de l'Argentine.
Fils de la bourgeoisie, il acquière de par sa mère une culture et un intérêt particulier pour l'histoire de l'Amérique Latine et de ses libérateurs.
À 21 ans, il part explorer le continent sud-américain.
C'est au cours de ce périple qu'il se politisera et commencera à côtoyer les communistes argentins, influencé par un compagnon de voyage.
Il constate également la pauvreté, la faim, la maladie et les conditions à l'intérieur desquelles vit le prolétariat.
Bientôt médecin, il repart à nouveau en 1953 pour un long voyage qui le guidera jusqu'au Guatemala.
Militante de l'aile gauche péruvienne, Hillda Gadea, sa première femme, l'initiera aux classiques marxistes.
Peu de temps auparavant, Guevara pratiquera sa profession, puis il se retrouvera en 1955, membre de la résistance mexicaine qui s'oppose à la dictature mise en place par les États-Unis.
Le destin s'empare d'Ernesto Guevara, lorsqu'il rencontre au cours de la même année, Fidel Castro.
Ce dernier a du s'exiler au Mexique avec quelques hommes de sa junte révolutionnaire, la première tentative de renverser la dictature de Batista à Cuba ayant échouée.
Évidement, pour comprendre la bataille qu'entreprendra alors Ernesto Guevara jusqu'à la fin de sa vie, il faut d'abord se remémorer le contexte mondial de l'époque.
Depuis leur indépendance, de nombreux pays d'Amérique Latine ainsi que Cuba, voyaient défiler au sein de leur gouvernement, des hommes politiques cautionnés par les États-Unis.
En Afrique, le processus de décolonisation s'amorçait tranquillement au tournant des années 50 et 60.
Toutefois, les anciennes métropoles européennes et les États-Unis tentaient d'y instaurer des gouvernements dorénavant africains, mais avec qui bon leur semblaient...
Ainsi, en 1955, Cuba était un élément stratégique au pouvoir des États-Unis, mais aussi le royaume de la corruption américaine par excellence.
On y retrouve alcool, jeux et casinos ainsi qu'une prostitution qui défile sans problèmes.
Le peuple lui, tente de subsister dans des structures sociales quasi inexistantes. Lorsque Fidel Castro annonce le besoin d'avoir un médecin pour sa nouvelle expédition révolutionnaire dans l'île de Cuba, Guevara se joint immédiatement à la troupe.
C'est là qu'il devient le CHE, qui est en fait une interjection donnée aux Argentins en Amérique espagnole.
Les deux hommes formeront rapidement une solide amitié.
Castro étant meneur d'homme et intuitif, le Che symbolisant quant à lui un personnage lucide et dialectique, ensemble ils se complètent.
Enfin, le Che est vite le second responsable du commando d'hommes qui entra dans la Sierra Maestra (région du sud de Cuba) aux cotés de Fidel Castro. L'homme prend goût à ce combat qui représente pour lui une première ouverture vers la libération de l'Amérique latine face à la tutelle américaine.
Et pendant quatre ans, il organise la guérilla afin que l'assaut final soit définitif, et que la victoire cubaine soit un moment exemplaire pour les autres batailles qui se déroulent dans ce monde en bouleversement.
Ernesto Guevara devient ainsi, l'un des héros du nouveau pouvoir proclamé le 1er janvier 1959. Il est le cerveau de ce groupe de '"'jeunes barbus aux idées neuves'"' qui a réussi à libérer l'île de l'impérialisme américain.
Le Che occupe par la suite les rôles de président de la Banque nationale de Cuba en 1960 et de ministre de l'industrie en 1961.
L'orientation communiste qui se définie de plus en plus dans le pays, est en quelque sorte l'oeuvre de l'Argentin.
Castro en est le porte-parole.
Toutefois, le 3 octobre 1965, surprise...
Le Che abandonne ses fonctions dans une lettre d'adieu au peuple cubain. Homme d'action, il explique que '"'sa tâche révolutionnaire est terminée'"' et qu'il part '"'lutter sur d'autres fronts'"', désirant instaurer le socialisme dans le monde.
Puis sa disparition après cette annonce est un mystère.
Des rumeurs circulent voulant qu'on l'ait aperçu ici et là aux quatre coins du globe.
Les médias prétendent à six reprises qu' Ernesto Che Guevara est mort.
On apprendra longtemps plus tard que clandestinement il avait tenté de renverser le président Mobutu établit au Zaïre.
Ce plan échouant, il retourne en Amérique Latine et organise la guérilla en Bolivie.
Avec 27 hommes il obtient quelques succès initiaux, puis l'armée Bolivienne diminue progressivement la marge de manœuvre des guérilleros.
Le 8 octobre 1967, tout près de la ville de Santa Cruz, Guevara est capturé et exécuté par le gouvernement bolivien.
La mort du héros de la révolution cubaine, a un retentissement à l'échelle internationale.
Cependant, de part le monde, révolutionnaires et contestataires ont fait du '"'Commandante Che Guevara'"' le symbole de l'appel à la liberté et à l'anti-impérialisme.
Posté le 05.06.2006 par nikkita

D'Ernestito au Che
Enfant de la petite-bourgeoisie aisée, un père, Ernesto, constructeur civil, une mère, Célia, cultivée, imprégnée de littérature française.
Ernesto Guevara de la Serna est né le 14 juin 1928 à Rosario de la Fé, en Argentine.
Ce petit-fils d'un chercheur d'or en Californie et descendant du vice-roi du Mexique est celui que l'histoire retiendra comme "el Che".
Vaincre l'asthme
Bien né et bien entouré, à deux ans le destin frappe pourtant celui que sa mère appelle Ernestito: l'enfant contracte une pneumonie parce qu'un matin de mai 1930 sa mère le baigne dans les eaux froides d'un rio.
L'asthme qui se greffe sur cet épisode va constitué un terrible handicap qui conditionnera sa propre vie et celle de son entourage.
Pendant quelque années, dans la recherche d'un climat salvateur, ses parents se font nomades avant de se fixer près de Cordora, à Alta Garcia, au pied de la cordillère des Andes.
Mais l'asthme de l'enfant est particulièrement tenace.
De crise en crise, Enernestito dépérit.
Alors perdu pour perdu, il est décidé de le mettre en liberté, tel un oiseau, à qui l'on ouvre la porte de sa cage, le Che en herbe, jusque-là confiné dans l'air de sa chambre, découvre l'extérieur, la nature, racontera plus tard sa soeur Anna-Maria.
Comme pour conjurer le destin, le jeune garçon va pratiquer l'exercice physique intense, notamment la nage et le football.
Rapidement, le gamin malingre, jusqu'alors réfugié dans le livres, devient un garçon endurant, au physique solide, qui gambade dans la nature et peut enfin partager les jeux des petits indiens des environs.
Et, déjà, à neuf ans, l'inégalité sociale le bouleverse et le hérisse.
Les conditions de vie de ses compagnons de jeux sont plus que misérables.
Les familles indiennes s'entassent à dix dans une seule pièce et les enfants glissent du papier journal sous leurs maigre hardes pour se prémunir du froid. Enerstito les faits souvent venir chez lui.
Nous sommes en 1937. Ernesto père forme un Comité de soutien à la République espagnole.
Ernestito, quand à lui, transforme la maison familiale en casa del pueblo ("maison du peuple").
Le sportif et l'intellectuel
À 14 ans , il décide de jouer au rugby et demande à Aleberto Granado, frère de son camarade de collège Tomas et son ainé de 6 ans, de lui en enseigner les rudiments.
Une nouvelle qui catastrophe littéralement ses parents: non seulement cet enfant obstiné décide de conjurer ses déficiences physiques en choisissant un sport violent, mais il faudra désormais l'accompagner aux matchs avec de la ventotine à portée de main en cas de crise d'asthme.
Outre le rugby et la natation, la pelote basque et l'athlétisme, Ernesto aime le tennis et le golf.
Quand il ne fait pas de sport , il joue aux échecs, un exercice intellectuel qu'il prisera toute sa vie.
À 15 ans, esprit sain dans un corps sain, il rétorque à l'ami Alberto tout juste sorti d'un séjour en prison après avoir participé à une manifestaion d'étudiants: "Descendre dans la rue pour me faire tabasser...
Moi, si on me donne pas un flingue, je ne marche pas..."
Sportif accompli, l'adolescent Ernesto n'en demeure pas moins ce qu'il a toujours été: un passionné de lecture.
Ses intérêts vont de Freud à Kipling, de Baudelaire à Shakespeare de Garcia Lorca à Sophocle.
D'une sensibilité à fleur de peau, il écrit très jeune des poèmes et gardera toujours le goût de la poésie, en même temps celui de l'écriture.
À 17 ans, il rédige un traité de philosophie inspiré de Voltaire. Vers la même époque, il entame un journal intime qui ne le quittera plus.
Peut-être pour ce soigner, plus probablement pour soulager son prochain, Ernesto décide,au début de l'année 1947, de devenir médecin.
Même si l'université qu'il préfère est la rue ou les champs où travaillent les paysans, il monte à Buenos Aires poursuivre ses études. bientôt, l'occasion lui est donnée de découvrir la pratique sur le terrain.
Alberto Granado, frais diplômé de médecine, à qui le lie maintenant une réelle amitié, lui propose de le rejoindre pendant ses vacances à la léproserie où il travaille, à San Francisco del Chanar, dans la cordillère.
L'été 1948, Ernesto bricole un moteur sur son vélo et part rejoindre son ami, à quelques 800 km de la capitale. Un premier voyage qui sonne rétrospectivement comme un prélude.
Sur les chemins de la maturité
À 23 ans, Ernesto s'embarque pour un projet plus ambitieux avec Alberto Granado: un voyage de sept mois et de près de 10 000 km en Amérique Latine.
Au vrai. les deux amis se sont longtemps interrogés sur leur destination. Ils ont d'abord pensé à la vieille Europe, dont la culture les fascine.
Mais les grandes civilisations précolombienne attirent aussi Ernesto comme un aimant, comme la source et le fondement de sa propre culture.
Le 29 décembre 1951, les compères partent de Cordoba, au centre de l'Argentine, sur la Poderosa II (la "Vigoureuse").
Ce voyage à travers le cône sud-américain prend avec le recul une valeur symbolique: il a lieu exactement au moment où s'éteignent les révolutions dites traditionnelles, commencées en 1819, et où sont sur le point d'allumer celles initiées par Fidel Castro.
Ernesto tient un journal qu'il publiera sous le titre Notas de viaje, dans lequel il consigne ses observations sur les indiens, les paysans et les ouvriers opprimés.
Posté le 23.06.2006 par nikkita

Depuis Décembre 1985, les Restaurants du Coeur offrent des repas pendant les trois mois d'hiver à tous ceux qui ont faim.
Hélas, ils sont toujours là... car la misère persiste et s'aggrave et les besoins sont immenses...
Les personnes qu'ils rencontrent ne prennent parfois qu'un repas par jour, se privent pour payer leur loyer et nourrir leur enfant. Nombreux sont les parents qui ne peuvent même plus payer la cantine et les enfants souffrent de malnutrition.
"En France aussi il y a des gens qui ont faim", disait Coluche.
Au cours de l'hiver dernier, les 36000 bénévoles des Restos du Coeur ont servi plus de 600000 repas par jour.
Ce sont près de 60 millions de repas qui seront distribués cette année.
L'association des Restaurants du Coeur est reconnue d'utilité publique. Elle est de plus membre du Comité de la Charte de Déontologie des organisations sociales et humanitaires faisant appel à la générosité du public. Les Restaurants du Coeur acceptent de se soumettre volontairement et annuellement au contrôle de cet organisme qui porte sur le respect des engagements souscrits:
* la rigueur des modes de gestion
* la loyauté des messages relatifs aux appels de fonds
* la transparence financière quant à l'utilisation des fonds conformément aux buts annoncés
* une information claire du donateur en publiant le compte d'emploi des ressources
Vous pouvez donc leur faire confiance.
Posté le 29.07.2006 par nikkita

Les phrases les plus drôles de Coluche
» Le plus dur pour les hommes politiques, c'est d'avoir la mémoire qu'il faut pour se souvenir de ce qu'il ne faut pas dire.
» La grande différence qu'il y a entre les oiseaux et les hommes politiques, c'est que, de temps en temps, les oiseaux s'arrêtent de voler.
» Les politiciens, il y en a, pour briller en société, ils mangeraient du cirage.
» S'il y avait un impôt sur la connerie, l'état s'autofinancerait.
» Il n'y a pas de femmes frigides. Il n'y a que des mauvaises langues.
» Les femmes seront les égales des hommes le jour où elles accepteront d'être chauves et de trouver ça distingué.
» Ce n'est pas parce que l'homme a soif d'amour qu'il doit se jeter sur la première gourde.
» Certains hommes aiment tellement leur femme que, pour ne pas l'user, ils se servent de celle des autres.
» Moi, j'ai baisé une femme... Je lui ai filé un rancard, et je n'y suis pas allé !
» Les hommes mentiraient moins si les femmes posaient moins de questions.
» En Ecosse, un homme a été arrêté pour attentat à la pudeur... parce qu'il s'épongeait le front avec son kilt.
» Si un jour tu te sens inutile et déprimé, souviens-toi : un jour tu étais le spermatozoïde le plus rapide de tous.
» Il faut cueillir les cerises avec la queue. J'avais déjà du mal avec la main !
» Quand vous voyez un flic dans la rue, c'est qu'y a pas de danger. S'il y avait du danger, le flic serait pas là.
» Combien il y a de gens qui travaillent à la Sécurité sociale ? Un sur quatre.
» La police, c'est un refuge pour les alcooliques qu'on n'a pas voulu à la SNCF et aux PTT.
» La hiérarchie c'est comme une étagère, plus c'est haut, plus c'est inutile.
» Y a des gens qui ont des enfants parce qu'ils n'ont pas les moyens de s'offrir un chien.
» Il y a quand même moins d'étrangers que de racistes en France.
» Je voudrais rassurer les peuples qui meurent de faim dans le monde : ici, on mange pour vous.
» Avoir l'air con peut être utile, mais l'être vraiment serait plus facile.
» Dieu, c'est comme le sucre dans le lait chaud. Il est partout et on ne Le voit pas... Et plus on Le cherche, moins on Le trouve.
» Il parait que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça.
» Je suis capable du meilleur et du pire. Mais, dans le pire, c'est moi le meilleur.
Posté le 23.06.2006 par nikkita

Michel Colucci, dit Coluche (1944 - 1986)
Humoriste, acteur de cinéma fondateur des restaurants du coeur, France
"C'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont raison!"
"Le pape ne croit pas en Dieu; vous avez déjà vu un prestidigitateur qui croit à la magie, vous?"
"Le pape annonce qu'il n'ira pas à Lourdes parce qu'il est malade.
C'est formidable, non ? Les gens, eux, y vont justement parce qu'ils sont malades"
"Dieu a créé l'homme à son image, et la gonzesse à l'idée qu'il s'en faisait, ça peut paraître dégueulasse, mais ça partait d'un bon sentiment."
"On croit que les rêves sont faits pour être réalisés.
C'est le problème des rêves.
Les rêves sont faits pour être rêvés."
"Y a-t-il une vie après la mort ?
Seulement Jésus pourrait répondre à cette question.
Malheureusement il est mort."
"Un jour, Dieu à dit :
Je partage en deux : les riches auront de la nourriture, les pauvres auront de l'appétit."
"Dieu, c'est comme le sucre dans le lait chaud.
Il est partout et on ne voit pas.
Et plus on le cherche, moins on le trouve."
"Mon père est allé à Lourdes, il ne lui reste plus que Lisieux pour pleurer."
(Coluche / 1944-1986)
"Faut pas croire: en comptant tous les dieux, demi-dieux, quarts de dieux, etc., il y a déjà eu 62 millions de dieux depuis les débuts de l'humanité.
Alors, les mecs qui pensent que le leur est le seul bon. Ça craint un max!"
Posté le 20.05.2006 par nikkita

Fossey, Dian (1932-1985), zoologiste américaine.
Ses études des gorilles dans les montagnes Virunga du Rwanda de la République démocratique du Congo, (RDC anciennement Zaire ) ont servis à dissiper plusieurs mythes en ce qui concerne la nature violente et agressive des gorilles.
Né à San Francisco, Fossey gradua du San Jose State College en 1954 et obteint un diplôme en ergothérapie; elle travailla ensuite dans un hôpital pour enfants dans le Kentucky durant plusieurs années.
Inspirée par les écrits de zoologiste américain, Goerge B. Schaller, Fossey alla en Afrique en 1963.
Là elle observa les gorilles des montagnes dans la nature et visita l'anthropologiste britannique, Louis Leakey. Leakey, croyant que les études des grands singes devraient mettre de la lumière sur le sujet de l'évolution humaine, a encouragé Fossey à entreprendre une étude à longue échéance des gorilles sur le terrain.
Fossey était une observatrice astucieuse et patiente du comportement des gorilles.
Elle connaissait individuellement chacun des sujets de son champ d'étude et elle considérait les gorilles comme des animaux aimables.
Elle établit le Karisoke Research Center en 1967, et par la suite, il est devenu un centre international pour les recherches sur les gorilles .
Fossey reçut un doctorat en zoologie de l'Univerité de Cambridge en 1974.
Son livre, Gorillas in the Mist (1983), raconte ses observations des années de recherche sur le terrain.
Fossey passa 22 années à étudier l'écologie et le comportement des gorilles des montagnes.
En 1985 elle fut trouvée assassinée à son terrain de camping.
Certaines autorités pensent qu'elle fut assassinée par vengeance des ses efforts pour arrêter le braconnage des gorilles et autres annimaux en Afrique.
Dû grandement à ses recherches et son travail de conservation, le gorilles de montagne sont maintenant protégés par le gouvernement du Rwanda et par la conservation internationale et la communauté scientifique.
Par son travail et le soutien qu'elle a reçu, elle y avait créé le centre de recherche de Karisoke.
C'est là aussi qu'elle a été assassinée le 26 décembre 1985, de six coups de machette à la tête, peut-être par des braconniers contre lesquels elle luttait ouvertement.
Elle a été enterrée à Karisoke, près du cimetière des gorilles.
Cette primatologue de renom nous a laissé ses travaux exceptionnels, a rangé au placard des fictions l'image de King Kong, et a inspiré depuis longtemps les efforts de protection de cet animal qui est sans doute l'un de nos plus proches cousins.
La Fondation Dian Fossey continue ses efforts pour la protection des gorilles, vous pouvez même en adopter un !
Sigourney Weaver en est Présidente d'honneur.
Posté le 05.07.2006 par nikkita

Mohandas Karamchand Gandhi est né le 2 octobre 1869 à Porbandar dans l'état du Gujarat. Il est issu de la caste des Vayshia et sa famille est relativement aisée. Enfant, sa mère lui inculque les valeurs hindouistes mais il apprend aussi à connaître les autres religions et la tolérance à leur égard. C'est sans doute pendant cette période que se forgent les convictions morales de Gandhi.
Conformément aux coutumes de sa caste, sa famille le marie à 14 ans avec Kasturbai qui restera son épouse toute sa vie. En grandissant Gandhi devient convaincu qu'il ne sera quelqu'un qu'en rompant avec les coutumes de l'Inde et en copiant le style de vie des anglais. C'est donc logiquement qu'il s'embarque pour l'Angleterre en 1888 en laissant femme et enfant pour y faire ses études de droit.
C'est paradoxalement à Londres que Gandhi lit les principaux textes de l'hindouisme, notamment la Baghavad-Gita qui l'influencera profondément. Il découvre aussi la vie de Bouddha, Jésus, Mahomet et fait la connaissance des théosophes anglais.
Après trois années en Angleterre et son diplôme d'avocat en poche, Gandhi rentre en Inde. Malheureusement sa vie professionnelle s'enlise et il reste tiraillé entre ses racines hindoues et son attirance pour la bourgeoisie occidentale. En 1893 une entreprise indienne lui propose de se rendre en Afrique du Sud pour y défendre ses intérêts lors d'un procès. Gandhi accepte. Il ne le sait pas encore, mais c'est le tournant de sa vie.
Dès son arrivée là-bas il est confronté à la discrimination raciale. Expulsé d'un train il s'aperçoit très vite que les britanniques et le boers dominent sans partage les populations noires et immigrées (à cette époque 100 000 indiens vivent en Afrique du Sud). Il est choqué de voir que les sujets de l'empire britannique ne sont pas traités de la même manière suivant la couleur de leur peau.
En 1894, à l'issu du procès, gagné, pour le lequel il était venu, Gandhi décide de lutter contre une loi visant à interdire aux indiens le droit d'élire des représentants à l'assemblée de l'état du Natal. Il fait signer une pétition à 10 000 personnes et obtient le retrait du projet de loi. Gandhi avait surtout réussi à faire prendre conscience aux indiens qu'il fallait s'unir. Devenu populaire, Gandhi décide de poursuivre le combat. En 1896 il va chercher sa femme et ses enfants en Inde et revient en Afrique du Sud. Il travaille comme avocat jusqu'en 1899. La guerre des Boers éclate alors et Gandhi appelle ses compatriotes à soutenir les anglais.
En 1906 une nouvelle loi ségrégationniste est votée au Transvall. Elle enjoint les asiatiques à se faire inscrire sur des listes destinées à contrôler de près leurs activités. Gandhi réussit à convaincre 3000 délégués de ne pas se soumettre à la nouvelle loi et de résister quel qu'en soit le coût, mais sans violence. Gandhi est arrêté et incarcéré pendant six mois. En 1909 il publie "Hind Swaraj", livre dans lequel il développe les théories du combat par la non-violence : la satyagraha.
Pendant huit ans, Gandhi ne cessera de s'opposer aux lois ségrégationnistes et au Général Smuts ce qui lui vaudra d'autres séjours en prison. Finalement, le 30 juin 1914, Smuts et Gandhi signent un accord sur l'abrogation d'une grande partie des lois raciales. Le 18 juillet 1914 Gandhi quitte l'Afrique du Sud pour toujours et rentre en Inde.
Il décide, dès son retour, de partir à la découverte de son pays natal. Son périple dure un an à l'issue duquel il établit un ashram près d'Ahmedabad. Son nom est désormais associé à la lutte contre l'injustice. C'est pourquoi, début 1917, Gandhi se rend au Bihar à l'appel des cultivateurs de l'indigo exploités sans vergogne par les industriels anglais. Devant les risques d'émeutes, le gouvernement donne satisfaction aux planteurs.
À peine rentré à Ahmedabad, Gandhi soutient un mouvement de grève des ouvriers textiles et utilise, pour la première fois, le jeûne pour faire pression sur les patrons et pour marquer son entière solidarité avec les grévistes.
À la fin de la première guerre mondiale, pendant laquelle Gandhi avait appelé au soutient de l'effort de guerre, il présente aux britanniques ses premières revendications d'autonomie pour l'Inde. Le 6 avril 1919, pour impressionner les anglais, Gandhi appelle le peuple à manifester publiquement dans tout le pays et à cesser toute activité. La manifestation est un énorme succès. Le 13 avril, à Amritsar, la population manifeste de nouveau malgré l'interdiction. Le général Dyer ordonne alors à ses hommes de tirer sur la foule pacifique. Le bilan est effroyable : plus de 300 morts et plus de 1000 blessés. Horrifié, Gandhi suspend immédiatement la satyagraha.
En 1920 il repense ses moyens d'action. Soutenu par le parti du Congrès et par les musulmans, il appelle à la non coopération avec l'administration britannique et se prononce pour le boycott des produits textiles d'origine européenne. L'Inde tout entière bouge et la tension ne cesse de monter. De nombreux leaders sont emprisonnés et des affrontements ont lieu. Pendant l'un d'eux 22 policiers sont lynchés par la foule. Le Mahatma, comme on l'appelle désormais, décide de mettre fin à toute action.
Il est cependant arrêté puis condamné à 6 ans de prison. Il restera emprisonné 2 ans pendant lesquels le mouvement va sensiblement s'essouffler.
À sa sortie de prison Gandhi appelle à la cohésion nationale et il réclame l'égalité sociale pour les intouchables qu'il appelle affectueusement les harijans ("enfants de Dieu"). Il mènera d'ailleurs deux grèves de la faim pour qu'ils puissent entrer dans les temples.
Au début des années 30, Gandhi a retrouvé toute sa fougue. Il bénéficie d'une influence considérable. À chacun de ses mots d'ordre l'Inde s'immobilise. Le 12 mars 1930 le Mahatma entreprend son action la plus célèbre : la marche du sel. Son objectif est de dénoncer le monopole anglais de la vente du sel. Pendant 24 jours et sur 350 km le cortège ne cessera de gonfler. Arrivé à son but Gandhi ramasse une poignée de sel et annonce qu'il commence la désobéissance civile. Il est de nouveau arrêté.
En janvier 1931 le Vice-Roi Lord Irving le fait libérer. Il échange la libération des prisonniers politiques et la fin des lois sur le sel contre la fin de la désobéissance civile et la participation de Gandhi à une conférence organisée à Londres. Celui-ci accepte et en profite pour visiter l'Europe. Cette table ronde ne sera suivie d'aucun changement notable sur la politique indienne d'autant que Churchill arrive au pouvoir avec l'intention d'écraser le Parti du Congrès. Des milliers de militants sont bientôt arrêtés.
Gandhi à Marseille
En août 1932 Gandhi est jeté en prison. Les dissensions entre les communautés s'aggravent et les droits des intouchables sont menacés. Le 20 septembre le Mahatma entreprend une nouvelle grève de la faim. Le gouvernement britannique plie devant la menace de la mort de Gandhi devenu très populaire en Europe.
En 1934 Gandhi se retire de la politique en tant que telle, préférant la laisser aux jeunes leaders du Congrès dont Nehru. Il continue en revanche de se battre pour la cohésion entre les communautés et pour l'éducation des masses, ce qui lui vaudra l'inimitié des extrémistes hindous. Cette année là, Gandhi échappe à la première des cinq tentatives d'assassinat dont il fera l'objet.
Lors des élections de 1937, le Congrès obtient la majorité écrasante au parlement indien. Dès lors la marche vers l'autonomie et l'indépendance semble inéluctable.
Lorsqu'éclate la seconde guerre mondiale en 1939, Gandhi refuse de s'engager aux côtés des anglais. Il affirme que seule une Inde indépendante pourrait contribuer à la lutte contre les nazis. En 1942 il lance même son fameux slogan "Quit India". Il enjoint les britanniques à partir au plus vite et relance le mouvement de désobéissance civile. Lui et les dirigeants du Congrès sont arrêtés après que des émeutes aient éclaté. Sa femme Kasturbai meurt lors de sa détention. En 1944 Churchill le fait libérer.
Jinnah et Gandhi
Après la guerre les travaillistes d'Atlee arrivent au pouvoir en Angleterre. Le Premier Ministre est bien décidé à mener le processus d'indépendance à son terme. Lord Mountbatten est nommé Vice-roi avec cette mission. C'est alors que les communautés musulmane et hindoue se déchirent. La Ligue Musulmane de Mohammed Ali Jinnah ne cesse en effet de réclamer la création d'un état indépendant à majorité musulmane.
Gandhi, lui, reste attaché plus que tout à l'unité de l'Inde. Jinnah refuse de participer au gouvernement provisoire de Nehru et appelle à une journée d'insurrection le 16 août 1946. Elle se solde par des milliers de morts dont au moins 5000 à Calcutta.
Gandhi use de toute son influence pour éviter la partition mais le 15 août 1947 Lord Mountbatten annonce l'indépendance de deux nouvelles nations : le Pakistan et l'Inde.
On assiste alors à l'exode meurtrier de plusieurs millions de personnes. Les sacs, les meurtres, les règlements de compte en tous genres feront entre un et deux millions de victimes. Épouvanté par la situation, notamment à Calcutta, Gandhi décide de jeûner jusqu'à la mort. Nehru fait alors tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin aux massacres. Il y parvient d'extrême justesse et Gandhi se nourrit à nouveau. Pourtant la colère des extrémistes n'est pas retombée. Ceux du côté hindou notamment tiennent rigueur à Gandhi de sa trop grande mansuétude à l'égard des musulmans.
Le 30 janvier 1948, l'un d'eux, Nathuram Godse, l'abat à Delhi. "Hé Ram" seront les dernières paroles du Père de la Nation.
Sa mort provoque une émotion internationale. À Delhi plus de deux millions de d'indiens assisteront à ses funérailles nationales.
Aujourd'hui encore l'empreinte de Gandhi est vivante en Inde même si la société juste, égalitaire et non violente dont il avait rêvé reste à construire.
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