Mysteres et Legendes
Posté le 10.01.2007 par nikkita

L'Iliade, où Homère fait le récit de la guerre de Troie, est l'une des plus importantes épopées antiques.
Des générations d'écoliers ont été captivées par ces héros, des combats sanglants et une ruse historique qui a donné la victoire aux Grecs sur les Troyens.
C'est une oeuvre magistrale mais se fonde t-elle sur la réalité
Un archéologue amateur a découvert la cité de Troie mais y a-t-il le moindre indice qu'une bataille ait eu lieu
L'histoire du cheval de Troie appartient à la culture occidentale mais semble assez éloignée de la réalité historique.
A partir de 1 450 avant notre ère, en mer Egée, la puissance mycénienne domine celle de la Crète.
Les Achéens, héros de l'Iliade et de l'Odyssée, parlent grec, édifient d'imprenables forteresses et vivent une histoire légendaire et mouvementée.
L'Iliade et l'Odyssée décrivent des évènements qui se seraient déroulés en 1 200 avant notre ère.
Les origines de la guerre de Troie
Pâris, fils du roi de Troie, Priam, est à l'origine du conflit.
Appelé à juger de la beauté des déesses de l'Olympe, il élit Aphrodite, divinité de l'amour, qui lui a promis la plus belle femme de la Grèce, Hélène, épouse de Ménélas, roi de Sparte.
Pâris conquiert Hélène.
Elle abandonne pour le suivre sa cité, son mari et sa fille.
Pour venger son frère bafoué, Agamemnon, le puissant roi de Mycènes, met alors une expédition destinée à détruire Troie.
Cette légende relève plus de la mythologie que de l'histoire.
Les historiens grecs du Ve siècle avant notre ère ont apporté à la tradition homérique des explications historiques et politiques.
Pour certains, les Troyens représentent les éternels ennemis de la Grèce.
Pour d'autres, le conflit décrit par Homère symbolise la première tentative de rassemblement des Grecs en vue d'une conquête.
Les trouvailles archéologiques ne semblent pas du tout confirmer cette « réalité historique «.
La guerre de Troie a-t-elle eu lieu
Longtemps, la plupart des auteurs ont affirmé son authenticité.
Le grand historien grec Thucydide soutient qu'il y a eu une guerre de Troie, mais il est né en 460 avant notre ère, soit plus de 800 ans après les évènements supposés.
Homère demeure donc notre seule véritable source.
Le problème c'est que personne ne sait qui il était, d'où il venait, ni par quel biais il connaissait les détails de cette histoire.
Si Homère a vraiment existé, le poète vivait entre 900 et 700 avant notre ère, c'est-à-dire au moins quatre siècles après les faits qu'il relate.
On sait en fait peu de choses sur le plus grand poète de l'Antiquité.
Certains érudits contestent d'ailleurs à Homère la paternité de l'Odyssée, le récit du périple d'Ulysse après la guerre de Troie.
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Posté le 10.01.2007 par nikkita

Les historiens se sont donc demandé si la cité de Troie n'était pas elle-même un mythe.
En effet, personne ne savait où elle se trouvait, et beaucoup la soupçonnaient de n'être que le fruit de l'imagination des Grecs, un symbole destiné à glorifier la puissance d'Athènes.
La découverte de la cité de Troie
Un homme d'affaires allemand est à l'origine de l�une des plus fabuleuses découvertes archéologiques de tous les temps.
Après avoir amassé une fortune considérable, Heinrich Schliemann s'emplie à trouver les preuves qui établiraient la véracité de l'épopée homérique.
Cet homme rêve de Troie depuis qu'il a reçut pour ses huit ans
« l'histoire universelle pour les enfants », un livre illustré où sont représentés les héros de l'Iliade.
En six semaines seulement, il apprend par coeur les 25 000 vers de l'Iliade et l'Odyssée.
Il recherche d'abord le palais d'Ulysse, puis la cité de Troie.
En 1871, utilisant les textes grecs pour guider ses fouilles et aidé par une centaine d�ouvriers, il commence à dégager la colline d'Hissarlik, sur la côte turque de la mer Egée.
Il découvre alors les superposées de sept cités, dont la plus ancienne remonte à la fin de l'âge du bronze, vers 2 500 avant notre ère.
La seconde est recouverte d'une épaisse couche de cendres.
Le 14 juin 1873, il met au jour près de 8 700 coupes, anneaux, bracelets d'or et pierreries.
Il l'appelle le trésor de Priam, du nom du roi de Troie que met en scène l'Iliade. En réalité, la couche dans laquelle le trésor est enfoui correspond à une époque antérieure de près d'un millénaire à celle de Priam.
Cette découverte a cependant montré de manière convaincante qu'une ville a effectivement existé sur le site de Troie.
Les archéologues ont baptisé la petite bourgade découverte du nom de Troie VII d'après l'ordre des couches archéologiques.
Les vestiges la montrent si petite et si pauvre que l'on ne comprend pas pourquoi les Grecs auraient levé une telle armée contre cette ville.
Le site date de périodes antérieures à celles supposées de la guerre de Troie.
En 1876, il fouille le site de Mycènes et trouve des trésors qu'il attribue aux Atrides.
Donc, à l'inverse, la ville du roi Agamemnon était riche.
Posté le 10.01.2007 par nikkita

Reste que la présence d'une ville ne prouve pas qu'elle ait été en guerre contre les Grecs.
Depuis, les archéologues ont découvert de hautes murailles tout autour de la cité qui suggèrent l'existence d'une société militaire.
Mais, il n'y a aucun indice qu'une armée ait jamais campé à l'extérieur.
Pourtant, Homère évoque des forces assiégeantes de près de 110 000 hommes.
Mais, les historiens sont persuadés que, s'il y a eut une guerre, elle n'a pas pu durer 10 ans, comme l'affirme l'Iliade.
Il s'agirait là des exagérations propres au genre épique car, à cette époque, les armées comptaient tout au plus quelques milliers d'hommes, et les campagnes ne se prolongeaient pas au-delà de quelques mois.
Et le cheval de Troie
Il nous reste donc la célèbre légende du cheval de Troie, animal de bois gigantesque à l'intérieur duquel les Grecs s'étaient glissés et grâce auquel ils parvinrent à pénétrer dans la cité.
Croyant qu'il s'agissait d'un don des dieux, les Troyens le firent entrer dans leurs murs.
On n'a trouvé aucun vestige d'un tel engin lors des fouilles, et rien ne prouve que cette histoire se fonde sur un épisode réel.
Elle peut toutefois s'inspirer de machines de siège monumentales, dont l'usage à l'époque de la guerre de Troie n'est pas exclu.
Le rôle d'Hélène, la belle princesse grecque dont l'enlèvement par le prince troyen Pâris provoqua la guerre de Troie, est lui aussi sujet à caution.
Selon Homère, sa beauté a suffi pour que des milliers de navires se lancent à sa recherche, mais aucun document historique de l'Antiquité ne mentionne son nom.
Mythe ou réalité
Les défenseurs du texte d'Homère estiment que la trame générale est exacte, même si certains évènements, recueillis par le poète au terme de plusieurs siècles de transmission orale, peuvent avoir été transformés.
Les conteurs auraient progressivement modifié l'histoire, en l'adaptant aux thèmes et aux héros traditionnels qu'ils avaient à leur répertoire.
Nous ne pouvons trancher avec certitude.
Les découvertes archéologiques n'ont pas permis à ce jour, de confirmer ou d'infirmer, cette épopée.
Il est fort probable que la cité de Troie ait bien existé.
Il est également probable qu'une guerre ait eu lieu.
Cependant, la bataille a certainement été largement embellie tant dans sa durée que dans les méthodes employées.
La ruse du cheval de Troie a été très probablement inventée de toutes pièces par les Grecs.
L'archéologie et les textes confirment l'existence d'un monde dirigé par des princes belliqueux.
Si puissante et guerrière que soit la civilisation mycénienne, elle n'en sera pas moins détruite à son tour.
Vers 1 200 avant notre ère, elle disparaît brusquement, peut-être sous le coup de nouveaux envahisseurs ou de révoltes intérieures.
La Grèce a alors été plongée dans trois siècles d'obscurité.
Il n'en reste pas moins, que vraie ou non, nous continuerons, comme les Grecs, d'être fascinés par l'un des plus fascinants récits de tous les temps.
En effet, ce sont les Achéens qui ont transmis à la Grèce l'héritage crétois.
Leur souvenir est demeuré dans les poèmes homériques et s'est transmis jusqu'à nos jours.
Posté le 10.01.2007 par nikkita

Les crânes de cristal apparus sur le marché européen à la fin du 19e siècle ont suscité bien des spéculations.
Un crâne de cristal appartient au British Museum, un autre crâne à la Smithsonian Institution de Washington.
De nombreux particuliers sont également détenteurs de crânes en cristal.
Ce mystère a surtout fait l'objet d'une enquête passionnante par deux journalistes de la BBC voici quelques années.
Preuves scientifiques et témoignages des descendants des peuples amérindiens nous amènent à nous interroger sur le passé de l'humanité et son avenir.
Cette étrange affaire nous ramène au calendrier Maya et à cette fameuse date du 21 décembre 2012 mais également à la mythique cité de l'Atlantide.
Le problème posé par les crânes de cristal
L'énigme posée par ces crânes tient au fait que, selon les experts, seuls des outils du 20e siècle, notamment des mèches recouvertes de diamant, ont pu attaquer un matériau aussi dur que le cristal de quartz.
Or, les crânes authentifiés datent d'une période très antérieure à la conquête espagnole.
On sait que les peuples amérindiens n'utilisaient pas d'outils pour façonner leurs objets.
C'est tout le problème qui se pose aux scientifiques.
Plusieurs tests ont été effectués.
Ceux réalisés par Hewlett Packard dans leurs laboratoires sur le fameux crâne de Anna Mitchell-Hedges ont fait l'objet d'un rapport que l'on peut résumer ainsi
"Nos scientifiques ne peuvent expliquer comment de tels objets auraient pu être sculptés par des civilisations anciennes sans nos outils d'aujourd'hui"
Les deux journalistes de la BBC ont demandé au British Muséum de réaliser des tests.
Il s'agissait de chercher des marques laissées par d'éventuels outils afin de dater le travail du cristal.
C'était donc le meilleur moyen de savoir si les crânes étaient authentiquement anciens ou le produit d'une technologie européenne.
Voici un résumé des résultats transmis oralement aux journalistes et aux propriétaires des crânes testés
-Le crâne du British Muséum comporte des traces de meules.
Il est donc considéré comme « post-colombien
-Le crâne de la Smithsonian Institution porte lui aussi des traces de meules.
Ces deux crânes exposés ne sont donc pas si anciens et peuvent être considérés comme des"faux"
Par contre, le crâne dit « à la croix reliquaire » a bien été fait à la main.
Il a du être taillé quelques temps avant ou peu après la conquête espagnole.
Enfin, et c'est le plus surprenant, concernant les deux derniers crânes analysés, le porte parole du British Muséum a déclaré :
« j'ai peur que nous ne soyons pas en mesure de faire des commentaires sur les deux autres crânes »
L'équipe a reçu pour consigne de ne pas faire de commentaires ».
Pourquoi ?
Qu'on découvert les scientifiques qui soit si embarrassant à révéler ?
Le British Muséum nie avoir réalisé ces analyses.
Il est important de le souligner.
Toujours est-il que nous nous retrouvons, dans l'hypothèse où les journalistes ont relaté la vérité, avec au moins deux crânes authentiques :
* Le crâne de Anna Mitchell-Hedges
* Le crâne à la croix reliquaire
Cela suffirait donc à accréditer cette affaire.
Il faut tout de même savoir qu'un commerce de crânes en cristal existe depuis la fin du 19 e siècle et que bon nombres de crânes qui sont sur le marché sont des faux.
Les pouvoirs du cristal de quartz
La meule de joaillier n'a été introduite aux Amériques qu'après l'arrivée de Christophe Colomb en 1492.
Le cristal de quartz est, après le diamant, la matière la plus dure au monde.
Il est impossible de sculpter cette matière à la main.
Selon les spécialistes de Hewlett Packard, il aurait fallu un an avec des outils modernes pour sculpter le crâne de Anna Mitchell-Hedges.
De plus, même avec nos outils, une pièce aussi précise et fragile se serait brisée sous les effets des vibrations et de la chaleur.
Le cristal de quartz fait aujourd�hui parti de notre vie.
Le coeur de nos ordinateurs, où toute l'information est stockée, est une petite puce en cristal de silicium.
Cette puce utilise les propriétés uniques du cristal pour stocker les informations.
Selon les mayas, les crânes de cristal seraient d'antiques ordinateurs.
Ils contiendraient d'importantes informations sur les origines de l'humanité et son destin.
Le cristal de quartz est depuis peu à la pointe du progrès scientifique : instrumentation de mesure, télécommunications, système radar et sonar
Pourquoi les crânes ont-ils été précisément façonnés dans ce type de quartz
Les civilisations considérées comme « primitives » avaient-elles des connaissances que nous ne possédons que depuis moins de 100 ans
Les crânes de cristal dans la culture Maya et Aztèque
Selon la légende Maya, les Itzas, venus de l'Atlantide, ont apporté les crânes avec eux.
Atlantide se dit « Atlantiha » en langue maya.
Ce qui est intéressant c'est que l'Atlantide a toujours fait parti de la tradition orale des peuples amérindiens.
Cette « légende » se retrouve en Amérique du Sud, dans les textes des anciens Sumériens de Mésopotamie et bien sûr dans le Timée de Platon.
Comme le déluge, ce mythe semble universel.
A Tula, une métropole des Toltèques, vieille de plus de 1 000 ans, il y a un temple appelé « Temple des Atlantes ».
Derrière ce temple, il y a le mur de coatepantliau ou mur serpent, qui est orné de bas-reliefs.
Ils représentent une série de serpents avec un crâne humain à la place de la tête.
Les archéologues sont toujours perplexes.
Cette construction est dédiée aux « Atlantes ». Mais qui sont-ils ?
Ce temple établi un rapport entre un mystérieux groupe d'êtres désignés sous le nom d'Atlantes et l'image du crâne humain.
Les prêtres mayas utilisaient les crânes lors de cérémonies dont la signification nous échappe.
Cependant, les crânes de cristal "authentifiés" sont anatomiquement parfaits. Celui de Mitchell possède une mâchoire articulée d'où leur surnom par les peuples amérindiens de « crânes qui parlent » et « crânes qui chantent ».
Selon eux, les prêtres mayas utilisaient les crânes pour prévoir l'avenir en les faisant « parler ».
Une sorte de boule de cristal sophistiquée.
Le message des crânes de cristal à l'humanité
Voilà l'histoire et le message des crânes selon les descendants des peuples amérindiens :
Au commencement, il existait 12 mondes où une vie humaine était présente. La Terre était appelée « la planète des enfants ».
Les onze autres mondes ont rassemblé leurs connaissances dans une sorte d'ordinateur holographique, les crânes de cristal.
Ces « Anciens » ont amené ces crânes sur Terre et ont fait don de la connaissance aux hommes.
Ils aidèrent les hommes à construire quatre grandes civilisations : Lémurie, Mu, Mieyhun et l'Atlantide.
Les 13 crânes étaient conservés dans une pyramide appelée « l'Arche ». Plusieurs civilisations ont été les gardiennes de l'Arche : les Olmèques puis les Mayas et enfin les Aztèques.
Ces derniers en auraient fait un mauvais usage.
Les crânes furent dispersés par les prêtres Aztèques après la conquête espagnole.
Ils devaient rester séparés car leur pouvoir collectif était trop puissant pour être utilisé avec sagesse par l'homme.
Le message des crânes est tout à fait d'actualité.
Si l'homme continue a prendre à la Terre sans rien lui rendre en échange, le quatrième monde ou cinquième soleil, qui doit prendre fin le 21 décembre 2012, sera le dernier.
L'homme a-t-il un avenir ?
Doit-on rejeter en bloc cette histoire considérée comme sacrée par les Indiens Le British Muséum a-t-il refusé de dévoiler les résultats des tests parce qu'ils étaient effrayés de ce qu'ils avaient découvert
Difficile à dire car le British Muséum réfute le fait d'avoir fait ces analyses.
Je soulignerais simplement le fait qu'il est un peu incongru que les deux journalistes citent des noms de collaborateurs du Muséum dans leur livre et que ces derniers ne leur aient pas intenté un procès pour diffamation si tout ça n'est que pure invention.
Qu'une technologie avancée ait été utilisée pour la fabrication de certains crânes, c'est certain.
Mais s'agit-il d'une technologie extraterrestre
Pourquoi pas mais le fait de parler de fin du monde aussitôt qu'on aborde les peuples amérindiens finit par en faire sourire plus d'un dont je fais partie.
Si l'on appréhendait ce type d'objet avec un peu plus de rationalité et sans se sentir obligé d'y mêler légendes et catastrophisme, les scientifiques seraient peut-être moins hésitant à en parler.
Ces crânes de cristal sont-ils un ensemble d'enregistrements qui montrent comment la Terre est reliée aux autres corps de l'univers et qui nous donnent la voie à suivre pour atteindre une plus grande
sagesse ?
Je ne sais pas mais une chose dont je suis certaine c'est qu'un peu de sagesse ne nous ferait aucun mal.
Sommes-nous issus du cosmos ?
Certains scientifiques le pensent et présentent des théories sérieuses.
Mon opinion est que les peuples qui continuent aujourd'hui à transmettre la sagesse des crânes sont dans le vrai.
Si dans son inconscience et son avidité, l'homme ne prend pas rapidement conscience que la Terre, son unique refuge, ne peut continuer à être pillée sans rien en échange, l'humanité disparaîtra avec elle.
A mes yeux, l'histoire des crânes de cristal c'est avant tout:
« L'histoire d'un petit homme qui voulait gouverner l'univers mais qui a brûlé les étapes et finira par se brûler les ailes «.
Posté le 10.01.2007 par nikkita

Dans les pays européens, le chat noir est toujours marqué par une vieille superstition venue du Moyen Age.
Cette superstition est tenace et la vue d'un chat noir est encore aujourd'hui ressentie comme un mauvais présage.
Le chat noir : du héros au martyr
La multiplication du nombre de races de chats domestiques est un phénomène récent qui remonte à peine à une centaine d'années.
L'Européen est une race qui comporte de multiples variétés, résultat d'une sélection, parmi nos chats de gouttières.
L'Européen noir est considéré comme un chat porte-bonheur par les Britanniques.
Ce chat a une robe d'un noir profond et possède des yeux orange foncé ou cuivre.
Mais, si ce chat représente parfaitement le malin, ce n'est pas lui qui est l'origine de la légende.
A l'origine, le chat est un félin sauvage.
En Europe, le chat sauvage d'Eurasie (Felis sylvestris) était autrefois très répandu.
Les yeux vert-doré du chat sauvage lui ont valu d'être persécuté au Moyen Age, tout comme les hommes ayant des yeux verts et des cheveux roux, signes de relation avec le diable.
Les Romains adoptèrent le chat qu'ils appelaient felis ou catus.
Certaines légions romaines arboraient son effigie sur leur bannière, symbolisant l'indépendance.
Ce sont peut-être elles qui introduisirent le chat en Gaule.
Il est probable que les Croisés ont ramené de nombreux chats pour lutter contre les invasions de rats noirs qu'ils avaient eux-mêmes importés sur leurs bateaux en revenant d'Orient.
Le chat se propagea.
Il devint alors le protecteur de l'homme car il décimait les rats porteurs de la peste.
Pendant les grandes épidémies, le chat était un allié précieux.
Pourtant, loin d'être adulé, en Europe, il fut assimilé par l'Eglise à des croyances diaboliques.
Croisade contre le chat noir
Dès le Moyen Age, l'Inquisition et l'Eglise traquèrent le chat de couleur noir. Elles l'associaient aux sorcières, elles-mêmes victimes de la persécution chrétienne.
L'Eglise voulait lutter contre les rites païens, encore très ancrés et inventa le chat démoniaque.
Ce chat symbolisait le monde des ténèbres qui éloignait le bon chrétien du droit chemin.
On le soupçonnait des pires forfaits.
Il participait à des sabbats mystérieux en compagnie du diable.
C'était donc la parfaite représentation de Satan.
A cette époque, il était souvent mêlé à des procès de sorcellerie.
Dans le procès des Templiers, il est fait mention d'adoration de Lucifer qui apparaissaient à ses adeptes sous la forme d'un chat.
En 1561, un procès eut lieu où l'on accusa des femmes de se transformer en chattes pour tenir leurs sabbats.
Ces procès se finissaient toujours par la mort des accusés mais également des pauvres animaux.
Ces derniers étaient jugés comme des personnes.
Il est évident que l'Eglise avait trouvé, là, un bouc émissaire idéal pour lutter contre ses ennemis et frapper l'imaginaire populaire qui avait besoin d'une victime en chair et en os pour croire au Malin.
Obscurantisme et cruauté
Le chat, surtout quand sa robe était noire, attira tout au long du Moyen Age un déchaînement de violence.
Il devint la victime de la cruauté collective.
Dans de nombreuses villes d'Europe, souvent en période de Carême, ont organisait des bûchers pour y sacrifier des centaines de chats.
Les malheureux chats étaient suspendus par la foule en haut d'un mât, sur le bûcher ou jetés dans des paniers d'osier au milieu du brasier.
Quand le rituel était terminé, chacun prenait une poignée de cendre pour la répandre dans sa maison et dans les champs, afin de se préserver de la disette et des épidémies.
La ville de Metz pratiqua ce type d'autodafé pour les feux de la Saint Jean jusqu'en 1777.
Le roi de France, lui-même, participa jusqu'au 18e siècle à ces autodafés de chats qui se déroulaient sur la place de Grève.
Le roi devait enflammer le tas de fagots au-dessus duquel était accroché un sac rempli de chats.
Le martyr public des chats ne fut interdit que sous louis XV.
L'Europe en plein délire
Cette cruauté stupide envers les chats ne concerne pas que la France.
A travers toute l'Europe, des rites sacrificiels étaient organisés.
En Belgique, le sinistre « Kattestoët » ou « jets de chats » s'est poursuivi jusqu'en 1817.
Le bourreau jetait du haut de la tour trois chats vivants.
Si l'un des chats survivait à la chute, il était poursuivi par la foule hystérique jusqu'à ce que mort s'ensuive.
On a découvert un groupe de chats momifiés, emmuré dans une aile de la Tour de Londres.
En effet, on emmurait souvent des chats vivants, dans une maison ou un édifice, pour s'attirer les faveurs de Dieu et conjurer les maléfices.
La réhabilitation du chat
En Europe, c'est au 18e siècle que les mentalités commencent à évoluer lentement.
Cette évolution est sans doute due à l'importation d'Orient de chats Angoras et Persans dont étaient friands les nobles de la cour à Versailles.
Louis XV avait une passion pour les chats et cet engouement s'étendit au royaume.
Le Chat Botté, conte de Charles Perrault a également favorisé la réhabilitation du chat.
Il devient peu à peu un compagnon et n'est plus cantonné aux campagnes.
En 1765, on fonde l'école vétérinaire de Maisons-Alfort.
C'est une véritable révolution car l'idée de soigner un animal est tout à fait nouvelle.
L'étude du monde animal marque la fin de plusieurs siècles d'obscurantisme où l'animal était méprisé et sans âme.
Il est amusant de constater que Napoléon détestait les chats.
Sous son influence, le code civil définit juridiquement le chat comme un meuble.
Avant une bataille, la vue d'un chat provoquait chez lui une véritable crise d'allergie.
De même, bien avant Napoléon, Jules César ne supportait pas la présence d'un chat.
Le 19e siècle fut l'ère de la rédemption du chat.
Tout au long de ce siècle, le chat domestique va conquérir sa place dans les foyers.
C'est un Anglais qui établit la première classification des races connues de chats qui va servir de référence à toutes les expositions à partir de 1925.
Le chat de gouttière, appelé chat européen, s'est vu récemment reconnu comme race à part entière.
Notre chat noir aux yeux orange est aujourd'hui une star.
Posté le 15.01.2007 par nikkita

Dans l'univers inexpliqué du paranormal, les auto-stoppeurs fantômes occupent une place de choix.
Les cas d'apparitions d'auto-stoppeurs qui s�avèrent après coup être des fantômes sont si nombreux qu'il est impossible de tous les citer.
Ces fantômes modernes semblent être liés à de tragiques accidents de la route.
Le nombre très important de témoignages a amené certains spécialistes du paranormal à étudier ces apparitions spectrales.
Ces fantômes semblent être selon les cas soit protecteurs, soit au contraire la cause d'accidents.
Il faut croire que ces faits sont pris au sérieux par les autorités puisqu'en Norvège, des mesures ont été mise sen place pour mettre en garde les automobilistes contre un fantôme maléfique.
Cette auto-stoppeuse serait le messager d'un terrible accident imminent.
Pour prévenir de ses méfaits, des panneaux de signalisation ont été installés avec un triangle rouge contenant le dessin d'un fantôme.
La Dame Blanche de la RN 90
Une nuit du mois de mai 1982, Maurice D. roulait sur la RN 90, qui va de Grenoble à Chambéry, lorsque, tout à coup, sous la pluie battante, la lumière de ses phares accrocha une silhouette féminine au bord de la route, toute de blanc vêtue.
L'inconnue ne portait qu'une robe légère, ses cheveux blonds tombaient en longues mèches détrempées sur ses frêles épaules nues.
Maurice ralentit, et prit cette curieuse auto-stoppeuse à son bord.
Elle dit rentrer chez elle, à Chapareillan, 3 km plus loin.
Tout en conduisant, Maurice discutait avec sa charmante passagère, lorsque, soudain, la jeune fille l'avertit Attention, nous arrivons au virage du mont du Furet, c'est un endroit dangereux!".
Maurice prenait cette route plusieurs fois par semaine, aussi tenta-t-il de rassurer sa passagère.
Mais celle-ci, d'une voix brisée par la terreur, insista :
"Il y a sept ans, une jeune fille a raté ce virage à moto et elle est morte !".
Ne voulant pas effrayer davantage la jeune femme, Maurice ralentit et tourna la tête pour rassurer sa passagère d'un sourire.
A sa grande stupeur, le siège était vide !
Incrédule, il s'arrêta pour fouiller la voiture, y compris le coffre, et retourna en arrière pour inspecter la route.
Rien.
Il n'était pourtant pas le premier à qui une telle aventure était arrivée.
En 1975, une jeune fille s'était tuée sur le pont du Furet.
Depuis, nombreux sont ceux qui ont pris à bord de leur véhicule celle que l'on appelle dans la région la Dame Blanche de la RN 90.
Parmi eux, un médecin dont le témoignage est encore plus incroyable.
En 1977, cette nuit là, il pleuvait encore.
Le médecin avait lui aussi pris en auto-stop une jeune fille sur la RN 90.
Cette fois, sa passagère ne s'évapora pas et il l'a ramena jusqu'à son domicile.
Il lui prêta son parapluie puis attendit qu'elle le lui rapporte.
Comme elle ne revenait pas, il se décida à sonner à la porte de la maison où il l'avait déposée.
Une vieille femme vint lui ouvrir, mais lui assura que sa fille unique était morte deux ans plus tôt, dans un accident de la route.
Incrédule, l'homme insista et décrivit la jeune fille.
La vieille dame lui montra alors une photo : c'était bien la jeune fille qu'il venait de quitter.
La femme disparue
Par une belle soirée de mars 1978, le brigadier Dawie van Jaarsveld roulait à moto sur la route de Barandas à Willowmore, près de Uniondale, Afrique du Sud.
Il aperçut une jeune autostoppeuse brune et s'arrêta pour l'emmener.
Quinze kilomètres plus loin, il sentit soudain une secousse.
Regardant par-dessus son épaule, il s'aperçut que sa passagère avait disparu.
Horrifié à l'idée qu'elle avait pu tomber, il fit aussitôt demi-tour.
Il ne retrouva que le casque qu'il lui avait prêté, attaché au porte-bagages !
Deux ans auparavant, Anton Le Grenge l'avait rencontrée au même endroit.
La jeune femme faisait du stop.
En démarrant, il s'avisa qu'il ne lui avait pas demandé où elle allait.
II tourna la tête et découvrit le siège vide.
Le Grenge raconta son histoire à la police d'Uniondale.
Un officier de police retourna avec lui sur les lieux.
Tous deux virent alors la portière de la voiture s'ouvrir, comme si quelqu'un d'invisible en sortait.
Simultanément, ils entendirent un hurlement.
Dawie van Jaarsveld et Anton Le Grenge identifièrent tous deux leur passagère comme étant Maria Roux, une jeune femme morte dans un tragique accident en avril 1968.
L'auto-stoppeur silencieux
Un soir d'octobre 1979, Roy Fulton, un poseur de moquette, revenait chez lui après un match de fléchettes à Leighton Buzzard, en Angleterre.
Comme il s'approchait du village de Stanbridge, il s'arrêta pour recueillir un jeune auto-stoppeur.
Lorsque Fulton lui demanda où il se rendait, le jeune homme se contenta de montrer la route.
Fulton pensa qu'il était peut-être sourd-muet et conduisit en silence.
Après avoir roulé pendant 3 kilomètres, il se dit qu'une cigarette aiderait peut-être à briser la glace, il se tourna pour en offrir une à son passager.
Le siège était vide.
Le jeune homme avait disparu d'un véhicule se déplaçant à une vitesse régulière de 60 kilomètres à l'heure et dont la porte n'avait à aucun moment été ouverte.
Fulton se rendit directement jusqu'à son bar habituel, où il raconta son histoire. Le patron du bar et la police de Dunstable ont dit plus tard croire qu'il était arrivé quelque chose d'étrange à Fulton, et que son histoire était peut-être vraie.
Etrange petit scout
Le Dr Mike Barnes traversait le désert d'Arizona pour se rendre au lac Tahoe, lorsqu'il aperçut un petit garçon au bord de la route.
Vêtu d'un uniforme de scout et d'une casquette de base-ball rouge, celui-ci agitait frénétiquement les bras.
Barnes s'arrêta et le garçon, visiblement en état de choc, le supplia :
« S'il vous plaît, monsieur, pouvez-vous m'emmener ? »
Barnes accepta et, après quelques kilomètres, le garçon lui demanda d'emprunter une piste, puis un chemin de montagne.
II conduisit ainsi durant plusieurs kilomètres, le garçon devenant de plus en plus agité.
Près du sommet de la montagne, Barnes entendit des cris.
Le petit garçon lui demanda de s'arrêter et pointa le doigt en direction du ravin. En se penchant, Barnes vit que les cris provenaient d'un car de ramassage scolaire qui avait fait une chute.
Grâce à son téléphone de voiture, le Dr Barnes a pu appeler des secours.
Laissant le petit garçon dans le véhicule, il descendit au fond du ravin pour prodiguer les premiers soins aux enfants en attendant les secours.
Lorsqu'on a pu enfin les dégager, on découvrit qu'il y avait un seul mort :
un petit garçon qui portait un uniforme de scout et une casquette de base-ball rouge.
Une étrange victime
L'un des fantômes les plus célèbres est celui d'une jeune femme qui hante la région de Blue Bell Hill, dans le Kent, en Angleterre.
En novembre 1992, un certain M. Sharpe raconta comment une jeune fille apparut soudainement au bord de la route et se précipita sur sa voiture.
Elle le regarda droit dans les yeux au moment de l'impact et Sharpe fut certain de l'avoir tuée.
II s'arrêta et rechercha le corps, mais il n'y en avait pas la moindre trace.
II inspecta les fourrés sur le bas-côté, au cas où le corps aurait été projeté, mais il ne trouva rien non plus.
II finit par se rendre au commissariat de police le plus proche pour raconter ce qui s'était passé.
Les policiers procédèrent aussi à de recherches, sans résultat, et, pour « rassurer » M. Sharpe, ils déclarèrent qu'il avait dû voir un fantôme.
Le même incident se produisit sur la même route.
Un certain M. Goodenough conduisait sa voiture quand il heurta quelqu'un mais, cette fois, il trouva le corps de la personne qu'il avait renversée.
II le recouvrit d'une couverture et appela la police.
Lorsque les policiers arrivèrent, il n'y avait plus de corps sous la couverture ni de traces de sang.
Posté le 10.01.2007 par nikkita

A travers la religion et les mythologies, l'animal nous a permis d'exprimer nos peurs mais aussi nos espoirs.
L'homme a cherché à travers l'animal à exprimer ses fantasmes, sa religiosité et sa face obscure.
Du comportement de chaque animal sont nées des croyances qui varient d'une civilisation à l'autre.
Les animaux, représentant du diable ou du démon, sont nombreux. Tous les animaux ont été accusés à un moment ou à un autre de symboliser le Malin.
L'homme a honte de ses origines
Le Dieu de l'Ancien Testament, à l'origine des trois grandes religions monothéistes, a donné tout pouvoir à l'homme.
C'est sur ce concept judéo-chrétien que l'homme a légitimé sa férocité à l'égard des animaux.
Pour l'Islam, tous les animaux sont synonymes de souillure, en particulier le chien et le porc.
Pour la religion juive, tous les animaux ne sont pas dignes d'être sacrifiés.
Une liste établie les animaux purs et impurs.
Cependant, elle reconnaît la sensibilité animale et l'existence de la faune comme une création de Dieu.
Le monothéisme nous a donné le sentiment d'être des individus surnaturels en opposition aux animaux considérés comme des êtres inférieurs.
Les animaux ne parlent pas, n'ont pas d'âme et n'ont pas de droits.
Ce qui n'a pas empêché nos ancêtres de leur attribuer une responsabilité en leur intentant des procès.
Les procès d'animaux
Du Moyen Age jusqu'au siècle des Lumières, les procès d'animaux ont occupé les tribunaux ecclésiastiques et civils.
On ne jugeait pas l'animal lui-même mais le démon qui vivait en lui.
Moïse déjà réclamait que le boeuf qui tue un homme soit lapidé.
Les huissiers battaient donc la campagne pour assigner insectes et rongeurs à comparaître.
Comme ils ne se présentaient jamais devant les tribunaux, les animaux était excommuniés.
La sévérité du jugement dépendait de l'ordre dans lequel les animaux étaient montés dans l'arche de Noé.
Au 16e siècle, en Espagne, un évêque excommunie du haut d'un promontoire les rats, souris, mouches et autres animaux nuisibles, leur commandant de sortir du pays dans trois heures pour tout délai.
Au 17e siècle, l'Eglise renonce à ses ridicules procédures.
Pour comprendre la mentalité de l'époque, il ne faut pas oublier que les animaux partageaient la vie quotidienne des hommes et vivaient souvent sous le même toit.
L'histoire abonde de procès dans lesquels figurent taureaux, vaches, chevaux, porcs, truies, fourmis, chenilles �
Si l'animal, auteur d'un délit, peut être appréhendé, il est traduit devant le tribunal.
Comme on le voit encore aujourd'hui en Asie ou en Afrique, les porcs et les truies, au Moyen Age, couraient en liberté dans les rues.
Il arrivait souvent qu'ils dévorent des enfants.
L'animal était alors incarcéré dans la prison du siège.
Le juge déclarait l'animal coupable et le condamnait à être étranglé ou brûlé selon le pays.
L'animal comparaissait souvent habillé avec des vêtements d'homme.
A partir de la seconde moitié du 16e siècle, on prend conscience du ridicule et de l'absurdité de ces procès.
Le Chat : Symbole du Malin
En Occident, du 15e au 17e siècle, les chats ont été tourmentés et torturés de mille façons : jetés du haut des tours, pendus, maçonnés vifs dans les murs des maisons
Une tradition médiévale a même inventé un instrument de musique sordide : l'orgue des chats.
Cela consistait à installer plusieurs dizaines de chats dans une boite percée de trous qui laissaient passer la queue des animaux.
On tirait violemment dessus ou on piquait la queue avec une pointe pour provoquer les miaulements aigus des animaux prisonniers.
A la Saint Jean, on enfermait des chats dans des sacs que l'on enflammait.
Les feux de la Saint Jean sont issus de cette sinistre coutume.
Posté le 10.01.2007 par nikkita

Le Serpent : Symbole du Mal
Dans les civilisations judéo-chrétiennes, le premier animal jugé et assimilé au diable a été le serpent de la Bible qui offrit une pomme à Eve.
Le serpent symbolise la prudence mais est aussi l'une des manifestations favorites du diable.
Le serpent monstrueux, proche du dragon, emblème du vice, est régulièrement vaincu, dans les légendes, par les premiers évêques des villes christianisées.
Notre phobie du serpent est atavique et propre à tous les primates.
Dès leur plus jeune âge, les singes eux aussi paniquent à la vue d'un serpent.
Tout ce qui rampe, grouille, ce qui est velu déclenchent chez l'homme des émotions incontrôlables.
Discours sociaux et religieux les ont toujours représentés comme l'horreur absolue.
Cette phobie s'est transmise de génération en génération et perdure toujours chez une majorité de personnes.
La Hyène: Symbole de Mort
La hyène symbolise la mort ou le maléfice.
D'anciennes légendes africaines attribuent la forme déprimée de son arrière train au fait qu'il sert de fauteuil aux sorcières.
Dans la civilisation judéo-chrétienne, c'est un animal diabolique qui a la réputation de changer de sexe à volonté.
De plus, elle imite à s'y méprendre la voix de l'homme et est donc à ce titre l'incarnation de l'hypocrisie.
La chauve-Souris : Le Comportement Maléfique
De tous temps, la chauve-souris a été l'incarnation des comportements maléfiques.
En Europe, cet animal a longtemps été associé au diable et aux démons.
Dans son tableau, le Triomphe de la Mort, Gustave Doré représente les esprits malins qui accompagnent la mort, par un inquiétant vol de chauves-souris.
Chez les Mayas, le gîte de ces vampires était l'une des étapes obligatoires qui conduisaient les défunts dans les entrailles de la Terre.
Le Crapaud : Un animal diabolique
Au Moyen Age, le crapaud était considéré comme un représentant du Malin.
Il servait dans des breuvages magiques utilisés en sorcellerie.
A tel point que la présence d'un crapaud près d'une habitation était une preuve suffisante pour accuser de sorcellerie l'habitant du lieu.
Le mot crapaud vient d'ailleurs du vieux français qui signifie « ordure ».
Le crapaud symbolise la luxure, parce qu'il est « laid » comme elle.
Posté le 10.01.2007 par nikkita

Les animaux mythiques
Mythiques ou réels, les animaux sont nombreux dans l'art gothique et l'art roman.
Ils illustrent des forces naturelles ou des vices humains.
L'homme a inventé des animaux fabuleux dont on croyait d'ailleurs à l'existence.
Par exemple, on a longtemps cru à l'existence du griffon, un mélange d'aigle et de lion.
Cet animal satanique, légué à l'Occident par les Byzantins, gardait les tombeaux.
Il est souvent représenté sous forme de gargouille sur les églises.
Le Dragon remonte à l'Antiquité.
Les Vikings le sculptaient à la proue de leurs drakkars.
La chrétienté a assimilé le dragon au diable.
Sa gueule, grande ouverte, et lançant des flammes figurait l'entrée de l'enfer.
En lui plantant une épée dans le corps, l'ange ou le héros pouvait acquérir sa puissance brute.
A ce titre, il est percé par la lance de Saint Georges, l'archange patron des chevaliers.
Par contre, en Chine, il se révèle comme étant le symbole de la spiritualité.
On peut également citer la chimère qui crache du feu , monstre diabolique à tête de lion, au corps de chèvre et à la queue de dragon.
Le centaure, mi-homme, mi-cheval, est issu de la mythologie grecque.
Il symbolisait la puissance animale liée à l'intelligence humaine.
Le phénix est censé renaître de ses cendres symbolise la résurrection du Christ. Il symbolise aussi la chasteté des femmes.
Les animaux imaginaires ne sont pas tous dépourvus de fondement zoologique. Par exemple, la sirène est née de la découverte de phoques et de lamantins par des marins.
Ces animaux vaguement aperçus ont provoqué des recompositions imaginaires.
Le Béhémoth et le Léviathan
La découverte des premiers orangs-outans au début du 17e siècle a provoqué la naissance des satyres et des hommes singes.
Posté le 10.01.2007 par nikkita

L'humanité a été profondément influencée par l'animal.
Les animaux sont à la base de nombreux échafaudages culturels et idéologiques.
Ils sont également au coeur des mythes fondateurs.
Selon chaque religion, l'animal est déifié ou diabolisé.
Dans beaucoup de civilisations, des divinités sont associées à des animaux, le panthéon égyptien antique étant le plus connu.
Les dieux de l'Egypte
En dehors des dieux à tête d'animal, le culte des animaux eux-mêmes est un élément fondamental de la religion égyptienne.
L'un des premiers animaux ainsi déifiés est le taureau, Apis, qui a été identifié avec Rê, Osiris et Ptah, tous des dieux majeurs.
La civilisation crétoise dite minoenne accordait également une place considérable au taureau.
Selon la légende, Europe était une belle jeune fille que Zeus enleva, déguisé en taureau blanc.
Amon est parvenu à s'élever au dessus des autres dieux.
Il a fait de Thèbes un centre religieux.
Il est représenté avec une tête de bélier.
Il s'identifia ensuite au soleil et devint Amon-Rê. Par lui, le pharaon est vraiment de race divine.
Anubis ou Inpou « Celui qui a la tête d�un chien sauvage » est le dieu des funérailles.
Il est représenté sous la forme d�un chacal couché ou d'un homme à tête de chacal.
Bastet est représentée par une chatte ou une femme à tête de chat.
Le chat sauvage a été domestiqué par les égyptiens il y a environ 4 000 ans. L'espèce était vénérée à travers cette déesse qui représentait la joie et la fécondité.
A ce titre, le chat a fait l'objet d'un véritable culte.
A sa mort, des maîtres se rasaient les sourcils et l'on embaumait l'animal pour l'ensevelir dans des tombeaux sacrés.
Chentaït « la veuve » à l'apparence de vache incarne l'enveloppe protectrice au sein de laquelle Osiris peut se régénérer.
Heqet est une déesse grenouille qui donne la vie aux êtres qu'elle crée
Horus est représenté sous la forme d�un faucon ou d'un homme à tête de faucon.
« Celui qui est loin » incarne le soleil et le ciel.
Khentamentiou apparaît avec une tête de chien.
C'est le guide des morts concurrencé par Anubis.
Nekhbet est le plus souvent figurée sous la forme d'un vautour.
Elle préside aux accouchements.
Selkis est une déesse scorpion qui protège les viscères du mort.
La société totémique
Les mythologies et religions situent souvent l'origine des hommes dans le monde animal.
Dans le totémisme, les civilisations établissent des relations d'analogie entre les groupes humains et des animaux.
Par exemple, l'origine mythique du peuple tibétain est attribuée à l'union d'un singe et d'une démone des rochers.
La ville de Rome est née grâce à une louve qui a allaité les jumeaux, Remus et Romulus.
Ces croyances ont bien sûr influencé la manière dont l'homme a traité les animaux.
L'animal-totem avait toujours un traitement de faveur.
D'une manière plus générale, le sort que l'homme a réservé aux animaux était lié à la position que la civilisation attribuait à l'homme dans la nature.
Dans les civilisations judéo-chrétiennes, l'homme a été créé à l'image de Dieu. Il occupe donc une position dominante par rapport aux espèces animales.
Animaux purs et impurs de la Bible
La véritable source de la zoologie mystique n'est pas dans la mythologie mais bien dans la Bible qui partage les animaux en purs et immondes.
Des personnages célestes sont présents dans certaines espèces, dans d'autres, c'est le Démon.
Les animaux de la création ne sont pas tous considérés d'un même regard par la Bible.
Voici un résumé :
« L'Eternel parla à Moïse et à Aaron, et leur dit :
« Parlez aux enfants d'Israël, et dites :
Voici les animaux dont vous mangerez parmi toutes les bêtes qui sont sur la Terre.
« Vous mangerez de tout animal qui a la corne fendue, le pied fourchu et qui rumine.
Mais, vous ne mangerez pas de ceux qui ruminent seulement, ou qui ont la corne fendue seulement.
Ainsi vous ne mangerez pas le chameau, vous ne mangerez pas le daman, le lièvre, le porc vous les regarderez comme impurs ».
« Voici les animaux dont vous mangerez parmi ceux qui sont dans les eaux. Vous mangerez de tous ceux qui ont des nageoires et des écailles.
Vous aurez en abomination ceux qui n'ont pas de nageoires et d'écailles. »
« Vous aurez en abomination tout reptile qui vole et qui marche sur quatre pieds.
Vous mangerez ceux qui ont des jambes au-dessus de leurs pieds : sauterelle, solham, hargol �. »
« Voici, parmi les animaux qui rampent sur la terre, ceux que vous regarderez comme impurs :
la taupe, la souris, le lézard, le hérisson, la grenouille, la tortue, le caméléon � Quiconque les touchera morts sera impur jusqu'au soir. »
La Mangouste : symbole du Bien contre le Mal
L'chneumon, une espèce de mangouste, figure dans des fresques et des bas-reliefs qui datent de l'Ancien Empire d'Egypte, il y a plus de 4 500 ans.
C'était un animal vénéré pour ses talents de chasseur.
Dans la civilisation gréco-romaine, on voua un véritable culte à la mangouste.
Certaines légendes indiennes remontant à 1 000 ans avant notre ère font apparaître la mangouste dans le rôle du sauveur de l'homme.
Tueuse intrépide de serpents venimeux, elle symbolise la victoire du Bien sur le Mal.
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