Scandales Financiers
Posté le 13.07.2006 par nikkita

Jacques Crozemarie
28 octobre 2002 : Je suis innocent, parce que je n'ai rien fait de répréhensible Je ne comprends pas pourquoi j'ai été condamné.
le "professeur" se fâche avec tout le monde
11 octobre 2002 : Crozemarie libéré n'a pas payé sa dette, l'Arc n'a récupéré que 3% des sommes détournées
Affaire Crozemarie. Les faits:
Le 19 octobre 1999 M. Jacques Crozemarie, fondateur et ancien président de l'ARC (association pour la recherche sur le cancer), membre du Grand Orient de France, est condamné à quatre ans d'emprisonnement et 1,5 million de francs d'amende pour "abus de confiance" et "recel d'abus de biens sociaux", au préjudice des généreux donateurs. Plus de 100 millions de francs de dommages et intérêts devraient être versés à l'ARC.
Le 31 janvier 2000 il est condamné à dix-huit mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Toulon pour une fraude fiscale de plus de 2,5 millions de francs.
Le 30 juin 2000 la Cour d'appel de Paris le condamne à 4 ans de prison ferme et 2,5 millions d'amende. Il est incarcéré à la prison de la Santé à l'étage des VIP . Il se pourvoit en cassation. Rejet. Il est libéré le 11 octobre 2002.
Crozemarie libéré vendredi (11 octobre 2002)
Après quatre années passées derrière les barreaux pour abus de confiance et recel d’abus de biens sociaux, le fondateur de l'association pour la recherche sur le cancer sortira vendredi de la prison de la Santé.
Le fondateur et ancien président de l'association pour la recherche sur le cancer Jacques Crozemarie, s'apprête à sortir de prison après avoir purgé une peine de 4 ans d'emprisonnement. L'ancien patron de l'ARC est actuellement écroué au sein du quartier VIP de la Santé, où est également détenu l'ancien directeur des Affaires générales du groupe Elf, Alfred Sirven, et où était détenu, jusqu'au 18 septembre, Maurice Papon. Il devrait retrouver la liberté vendredi. Une sortie qu’il espère pouvoir faire en toute discrétion : "Jacques Crozemarie aura soldé ses comptes avec la justice et souhaite retrouver un peu de sérénité", a indiqué son avocat, Me Olivier Metzner.
Jacques Crozemarie, 76 ans, avait été condamné le 30 juin 2000, par la cour d'appel de Paris, à 4 ans d'emprisonnement pour abus de confiance et recel d'abus de biens sociaux. Il avait notamment été reconnu coupable d'avoir détourné une partie des fonds versés en faveur de la recherche contre le cancer. Déjà placé en détention provisoire durant six mois pendant l'instruction, en 1996, il était de nouveau écroué depuis le 30 juin 2000, après son interpellation, dans sa villa de Bandol, quelques heures après sa condamnation. Il y a plusieurs mois, une demande de remise en liberté conditionnelle lui avait été refusée.
Retour sur le scandale de l’ARC
L'affaire avait débuté en 1991 par un rapport confidentiel de l'inspection générale des affaires sociales dénonçant les énormes dépenses de l'ARC qui consacrait 72% des sommes versées par les 3,5 millions de donateurs à son fonctionnement et sa publicité et seulement 28% à la recherche. En 1996, un juge d'instruction était désigné et rapidement, Jacques Crozemarie, qui maintenait que 45% des ressources de l'association avaient été affectées à la recherche en 1993, était contraint à la démission de la présidence de l'ARC.
Des dirigeants du groupe International Developpement (ID), principal sous-traitant de l'ARC, chargé de la communication, notamment Michel Simon, étaient aussi mis en cause. En juin 1999, devant le tribunal correctionnel de Paris, le procureur devait requérir le maximum de la peine encourue, cinq ans de prison assortis d'un mandat de dépôt à l'audience, contre MM. Crozemarie et Simon. Jacques Crozemarie était condamné à quatre ans de prison, Michel Simon à trois ans avec une amende de 230.000 euros. Des peines qui se trouvaient aggravées en appel, le montant des amendes passant à 380.000 euros, avec une demande d’incarcération immédiate pour l’ex-président de l’ARC. "Il convient de prévenir tout risque de fuite à l'étranger où des sommes considérables restent manifestement disponibles", justifiait alors la cour, soulignant également "le comportement honteux" de l'ancien président de l'ARC qui avait "usé de toutes les voies, y compris celle d'une médecine de complaisance, pour échapper à la sanction".
Crozemarie n'a pas payé sa dette envers l'ARC
Jacques Crozemarie, 76 ans, a quitté la prison de la Santé hier matin à bord d'un taxi venu de Bretagne. La 405 immatriculée dans le Finistère est entrée dans la cour de la prison avant de ressortir avec son passager, couché sur la banquette arrière, se cachant la tête derrière une enveloppe kraft. Aucun de ses avocats n'a fait le déplacement, et le taxi l'a conduit dans la région de Saint-Malo, où l'attend son demi-frère, Robert, sa seule famille.
« Jacques Crozemarie quitte la prison dans un état de santé pas brillant », confie Me Jean-Marc Varaut, par ailleurs avocat de Maurice Papon. « Il a entièrement purgé sa peine et a bénéficié du jeu normal des remises de peine, souligne Me Varaut, qui, contrairement à ce qu'il avait fait avec Maurice Papon, n'a pas souhaité mettre en avant les problèmes de santé de son client pour anticiper sa libération. « Cela n'aurait rien changé, confie-t-il, puisque nous savions qu'il allait sortir. »
Un demi-frère modeste et très dévoué
« Nous avons toujours du mal à nous remettre du scandale », reconnaît Michel Lucas, l'actuel patron de l'Association pour la recherche sur le cancer (ARC).
« Jacques Crozemarie a payé sa dette envers la société en effectuant sa peine, mais il lui reste maintenant à régler sa dette avec l'ARC. Comme ses complices, Crozemarie n'a pas encore versé un sou des 300 millions de francs (45,7 millions d'euros) de dommages et intérêt », regrette Michel Lucas.
Six ans après le « scandale », les donateurs boudent encore la recherche contre le cancer. « Avec 61 millions de francs (9,3 millions d'euros) collectés l'an passé, nous restons toujours dans des basses eaux de collecte, reconnaît le président de l'ARC. Cela dit, nous collectons moins, mais maintenant nous donnons mieux et plus ; 73 % des sommes vont désormais à la recherche, alors que sous la gestion Crozemarie 23 % seulement des dons, selon les calculs de la Cour des comptes, allaient effectivement à la recherche. » Autre sujet de fierté, pour le nouveau président, les 3 000 bourses aidées par l'association. « Depuis que je suis là, je n'ai jamais pris une décision seul, ajoute Michel Lucas, tout passe désormais au crible d'un conseil collégial. » Une façon de dire que la page Crozemarie est tournée.
Comment va se dérouler la nouvelle vie du « professeur » ?
Selon son avocat, « la seule famille qui lui reste c'est son demi-frère, Robert, quelqu'un de modeste et de très dévoué ». Cet ancien chauffeur routier, très présent au moment du procès, a donc accepté d'héberger son parent avec lequel, avant « l'affaire », il n'avait aucun contact. « Crozemarie a aussi gardé un pied-à-terre dans le Sud où il espère pouvoir se reposer », croit aussi savoir son avocat.
Sa luxueuse villa de Bandol, avec piscine chauffée, financée en partie grâce à l'argent détourné via un réseau complexe de fausses factures, a été saisie et mise en vente par l'ARC. Deux appartements parisiens, le mobilier, le bateau et le compte suisse de Crozemarie ont également été saisis. Reste sa pension du CNRS. Sera-t-il tenté, comme il l'avait laissé entendre au moment de l'instruction, d'écrire ses mémoires, lui qui n'a jamais rien voulu reconnaître?
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Posté le 13.07.2006 par nikkita

« Je ne comprends pas pourquoi j'ai été condamné »
Comment s'est déroulé votre séjour en prison ?
Jacques Crozemarie. Plutôt très bien. J'avais une cellule très correcte dans le quartier des VIP de la Santé. J'avais des livres, la télévision, heureusement ! Je ne pensais pas qu'il était possible de la regarder autant !
Avez-vous eu des contacts avec les autres détenus ?
Non, très peu, mais je n'ai pas beaucoup cherché à en avoir. Même si je n'ai jamais subi de réaction hostile, je n'ai fréquenté personne. A part le « père Papon », qui avait la cellule voisine de la mienne. C'est un très brave homme. J'étais plus ou moins au courant de ce qu'on lui reproche, mais je ne suis pas juge.
Quels étaient vos sujets de conversation avec Maurice Papon ?
On discutait un peu de tout, surtout de l'actualité que l'on suivait à la télévision avec cette impression d'être un peu hors circuit. Nous avons eu tous les deux, le soir du premier tour de la présidentielle, un mouvement de recul quand le Front national est arrivé en tête.
« J'attends toujours les preuves contre moi »
Au procès, vous avez toujours nié.
Comment voyez-vous les choses aujourd'hui ?
Je n'ai pas digéré ! J'ai payé pour rien ! J'attends toujours les preuves contre moi. Et puis, j'ai fait la triste expérience des avocats. Jean-Marc Varaut, par exemple, n'est jamais venu me voir en prison. Une fois je l'ai croisé, il venait pour un autre détenu (NDLR : Me Varaut est également l'avocat de Maurice Papon). Me Metzner, c'est différent : lui, il venait.
L'enquête judiciaire et les deux procès qui ont eu lieu ont démontré l'existence d'une escroquerie au préjudice de l'ARC...
Mais qu'on me donne des preuves ! Je veux qu'on refasse mon procès. Je vais d'ailleurs demander à Me Metzner la saisie de la comptabilité de l'ARC.
Justement, l'enquête judiciaire a montré des surfacturations dans les rapports entre l'ARC et son principal fournisseur...
Demandez-le au directeur du groupe International Développement, Michel Simon. Je ne l'ai jamais revu. Moi, je ne m'occupais pas de cela. J'avais beaucoup à faire avec les problèmes techniques, des questions de microscopes, de tissus cellulaires. Je m'occupais des appareils. J'ai une formation technique. D'ailleurs, j'ai le titre de directeur de laboratoire titulaire du CNRS.
«Il ne me reste qu'un carton d'affaires que j'ai emmené à la Santé, c'est tout»
La justice a découvert aussi votre compte suisse...
Oh, il n'y avait pas grand-chose dessus. Et puis, il ne m'a jamais servi.
Vous avez été condamné à verser des dommages et intérêts à l'ARC. Que vous reste-t-il aujourd'hui ?
L'ARC m'a tout pris. J'avais pris la précaution de vendre ma maison de Bandol. Mais ils m'ont pris mon appartement de Paris, tous les meubles. Aujourd'hui, il ne me reste qu'un carton d'affaires que j'ai emmené à la Santé, c'est tout. Quand je suis entré en prison, j'en avais pris le moins possible parce que je ne pensais pas y rester si longtemps. Il me reste quand même un chèque du Trésor public, que j'ai eu en sortant de prison, et ma retraite du CNRS.
Lors de vos procès, vous étiez avec votre demi-frère, Robert.
Il est votre seule famille ?
Parlons de lui ! D'abord, ce n'est pas un vrai demi-frère. Après le procès, j'avais dit à Robert de mettre de côté ma voiture, une Safrane, et comme j'en avais pour un bout de temps, je lui ai proposé de la mettre à son nom. Il est venu me voir deux fois seulement en prison et, depuis, je n'ai plus de nouvelles.
Quels sont vos projets aujourd'hui ?
Je vais aller dans le Midi. Une jeune personne, qui m'a écrit en prison presque tous les jours, m'a proposé de m'aider et de me trouver une pension. L'année dernière, quand il a été question de ma libération conditionnelle, je devais aller chez elle. Les gendarmes étaient allés la voir. Tout le monde était d'accord, mais cela ne s'est pas fait. Remarquez, j'aime autant être libéré définitivement et être tranquille.
« J'étais proche de nombreux hommes politiques »
Quand vous étiez président de l'ARC, vous connaissiez beaucoup de monde. Avez-vous le sentiment d'avoir été lâché ?
Oui, j'étais proche de nombreux hommes politiques, même si je n'ai jamais eu envie de faire de la politique. J'étais bien avec le maire de Villejuif, qui était communiste, même si je ne suis pas communiste. J'étais bien aussi avec des RPR, des socialistes. Mais je n'avais pas beaucoup de temps pour tout ça, je travaillais comme un fou à l'ARC.
Comment expliquez-vous alors votre affaire ?
J'avais de très bonnes relations avec les six ou sept ministres de la Santé successifs que j'ai connus. De Bernard Kouchner à Simone Veil, qui me convoquaient souvent. Mais je suis tombé sur Michel Lucas, du ministère de la Santé, de l'Igas plus exactement, qui m'a pris pour cible (NDLR : Michel Lucas a dirigé les enquêtes de l'Inspection générale des affaires sociales qui ont provoqué la chute du système Crozemarie. Il est aujourd'hui président de l'ARC). J'aurais pu demander dix fois son départ, mais je ne l'ai pas fait.
La justice vous reproche d'avoir perçu une série d'avantages indus...
C'est ce qui m'a fait le plus mal. Je ne suis pas un voleur. Je n'ai jamais compris pourquoi j'ai été condamné et je ne le comprendrai jamais. Je ne veux pas finir ma vie condamné. Ça me révolte.
Posté le 23.06.2006 par nikkita

L’intérêt de l’humain sous couvert de défense animale
Les associations animales excellent dans l’art de continuer à toujours plus exploiter les animaux, avec une nuance tout de même, une bonne dose d’hypocrisie sous couvert de bonne conscience. Le Dr. Charles Danten (médecin vétérinaire pendant 18 ans) l’a très bien expliqué dans son article "La défense des animaux" que nous vous conseillons de lire sur son site, en cliquant ICI.
Pour les internautes qui n’auraient pas le temps de visiter le site du Dr. Charles Danten, voici quelques extraits choisis :
" D’ailleurs si vous avez l’intention de vous acheter un animal allez visiter le site internet de - la fondation Brigitte Bardot - par exemple, vous y trouverez une liste d’éleveurs de son cru chaudement recommandé.
Nous recyclons et nous "défendons" les animaux pour mieux continuer à les consommer. C’est une sorte d’alibi pour mieux aller de l’avant, une autre forme de sentimentalisme, c’est-à-dire une façon de continuer à aimer les animaux sans avoir à en payer le prix : ne plus les consommer et les exploiter.
"Il faut du temps", "à chaque jour suffit sa peine", "une étape à la fois", "il faut combattre de l’intérieur" entend-on ici et là, mais, comment voulez-vous que nous avancions si nous ne mettons jamais en question nos prémisses fondatrices.
D’ailleurs, mes critiques les plus virulentes, je dois dire les plus haineuses, me viennent en général des défenseurs des animaux. Ils ne tiennent pas à remettre en question cette tradition d’une grande barbarie dont ils sont, mine de rien, les plus grands bénéficiaires, les plus ardents promoteurs et les plus grands défenseurs. N’ont-ils pas plus à perdre que les autres ?
Quand vous achetez de l’ivoire, vous êtes responsable du massacre des éléphants ; quand vous achetez un chiot, vous encouragez les usines à chiots (puppy mills). En participant vous devenez pleinement responsable du pire comme du meilleur et militer pour le droit des animaux n’y change rien, au contraire.
Posté le 23.06.2006 par nikkita

"1 chien sur 2 et 2 chats sur 3 meurent sur place"
Le calvaire des animaux ne s’est pas arrêté à Cazères. Au Garric, près d’Albi (Tarn), des responsables de la SPA ont aussi transformé leur refuge en mouroir. Les candidats à l’adoption (800 francs pour une femelle, 500 francs pour un mâle, tarifs de la SPA) se voyaient cantonnés à l’entrée. On leur apportait un animal à la fois. S’ils insistaient pour avoir le choix, on les chassait sans ménagement. Le prérapport de la Cour des comptes a relevé "l’état de saleté et d’insalubrité [...] du refuge, l’absence totale de procédures et de registres statistiques et comptables" : "Il n’existe pas de liste des membres du bureau à jour et les employés [...] ont été ou sont les membres de la famille de Mme Raffanel [sa présidente], fille, belle-fille, fils." Le refuge a enregistré en six ans une baisse du nombre d’animaux abandonnés, une baisse des adoptions (- 40%), tandis que la fourrière connaît une augmentation des entrées (+ 20%) et une baisse du nombre de retours aux propriétaires (- 7%). Qui plus est, "1 chien sur 2 et 2 chats sur 3 meurent sur place".
Le 14 août dernier, le refuge du Garric s’entrouvre au visiteur. Un bâtiment en préfabriqué sert de bureau. Une jeune femme accueille le candidat à l’adoption. L’odeur d’urine et d’excréments prend à la gorge. Parqués par dix dans des corridors plombés par le soleil, les chiens s’entre-dévorent. La jeune femme hurle, frappe sur la grille. Sa collègue, armée d’un balai, fait refluer les chiens dans la niche. Les coups pleuvent. Scandalisée, une famille en visite décampe. Devant l’air indécis d’un visiteur, la jeune femme se décide à proposer d’autres animaux. Qu’elle va chercher dans un enclos voisin, d’où s’échappent des hurlements. Là, le visiteur n’entrera pas. Officiellement, Josiane Raffanel ne dirige plus le refuge. Pourtant, le 19 août, au téléphone, un employé assure qu’elle sera joignable le lendemain à partir de 10 heures... Josiane Raffanel et sa famille semblent avoir leurs habitudes dans un magasin d’animaux de la périphérie de Toulouse. Une enseigne où, assure-t-on, on n’achète que des chiots provenant d’éleveurs ou de particuliers.
Josiane Raffanel est une grande amie de Jacqueline Faucher : le rapport de la Cour des comptes conclut même qu’"aucune mission de contrôle n’a été effectuée [au Garric] depuis plusieurs années. Ceci s’explique par le fait que la présidente, Mme Faucher, effectuait régulièrement des visites à Albi". Présidente de la SPA du Tarn depuis de nombreuses années, Josiane Raffanel a été condamnée à plusieurs reprises : faux en écritures, problèmes de tatouage d’animaux, infraction à la tenue du chenil de la SPA. Mais, en dépit de quatre arrêtés préfectoraux entre 1986 et 1997, le chenil-fourrière du Garric, d’une capacité totale de 250"chiens et 55 chats, a pu continuer d’accueillir, chaque année, jusqu’à 1 000 chiens et 350 chats. Au milieu de la décennie 1980, Josiane Raffanel dirigeait également le chenil municipal d’Albi. Un employé de l’époque se souvient : "Tous les chiens jolis, vendables, étaient transférés au Garric. Le mercredi soir, ils nous envoyaient les vieux chiens, malades."
Pourquoi un tel ballet organisé ? Henri Barbe, président de l’Association nationale contre le trafic des animaux de compagnie (Antac), auteur du livre Trafiquants de chiens (Albin Michel), pense avoir la réponse : "Nous nous sommes portés partie civile contre la SPA parce que nous estimons que certains de ses refuges, ne tenant aucun registre d’entrées et de sorties et incapables de préciser la destination des chiens, servent de dépôts clandestins d’animaux revendus à des laboratoires..." Dans son métier, Josiane Raffanel s’entoure de personnes de confiance. Comme Andreano*, par exemple. Ce délégué enquêteur SPA du Tarn travaille sous un nom "d’artiste". Naguère, son vrai patronyme fut étalé dans la presse quand il fut condamné pour tentative d’assassinat* et proxénétisme. Les spécialités actuelles d’Andreano ? Des associations concurrentes racontent qu’il s’infiltrait chez elles, faisait circuler des rumeurs calomnieuses. Les dissidents de la SPA se plaignent de ses tentatives d’intimidation : ainsi, Gabrielle Zammarchi, l’une des membres du collectif de bénévoles, a déposé plainte contre lui pour harcèlement téléphonique. Du coup, comme Rodriguez, Andreano cherche à se reconvertir : à ses heures, lui aussi est... radiesthésiste.
Posté le 23.06.2006 par nikkita

Dans le chien, tout est bon
Cette combine morbide s’est répandue dans plusieurs refuges-fourrières de la SPA. Y compris à Gennevilliers, le refuge vitrine de la SPA, réputé "le plus grand d’Europe". C’est peut-être ce qui explique que, deux fois par semaine, un camion-benne vienne charger, selon des témoins, plusieurs centaines de kilos d’animaux morts, sortis des congélateurs du "refuge". Le camion, discret, appartient à la Saria, la principale société d’équarrissage et de fabrication de farines animales en France. "Il n’est pas choquant que la SPA, pour ne pas heurter la sensibilité des gens, ait un souci de discrétion sur la mortalité des animaux", estime Patrick Cœlenbier, directeur commercial de la Saria. Cette société a été épinglée à plusieurs reprises, pour avoir mêlé à ses farines des restes d’animaux impropres à la consommation, des boues provenant de résidus de stations d’épuration... Où vont les chiens morts convoyés par la Saria ?
On l’a compris : comme dans le cochon, dans le chien, tout est bon. La fourrure, dont on fait des manteaux. Le cuir, pour les chaussures. La graisse, pour les gélatines. Même les cendres. Dès les années 1990, les dirigeants de la SPA du Var - imités depuis par nombre de vétérinaires indélicats - sont accusés par des particuliers de pratiquer l’arnaque à l’incinération. Le principe est simple : après avoir euthanasié dans son cabinet un animal en fin de vie, le vétérinaire propose au propriétaire une incinération, moyennant une somme de 120 à 150 francs. L’animal n’est en fait jamais incinéré, ce qui n’est d’ailleurs pas la mission de la SPA : il finit chez des équarrisseurs amis. Des clients se sont vu retourner des cendres dont la composition ne peut en aucun cas provenir de leur animal défunt.
Comment une telle machinerie a-t-elle pu prospérer depuis deux décennies ? En se conciliant de solides amitiés. Dans le Var, Jacqueline Faucher était une proche de Maurice Arreckx, ce sénateur UDF, longtemps maire de Toulon, décédé en 2001, deux fois condamné pour "recel d’abus de confiance", qui s’était un jour autodésigné comme le "parrain politique du Var". Outre ses liens avec le député PS Jean-Pierre Kucheïda, Jacqueline Faucher a également figuré en troisième position sur la liste d’Union des écologistes, derrière Yves Cochet aux élections européennes de 1994. Tout comme Paul Renaud, tête de liste Génération Ecologie aux élections régionales de 1998 en Bretagne et candidat aux législatives de 1997 à Redon (Ille-et-Vilaine) : cet homme, qui est aujourd’hui responsable technique et responsable de la protection animale au siège parisien de la SPA, avait quitté la délégation de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) en laissant un trou budgétaire de 300 000 francs, avant de s’autoproclamer président de celle de Vannes (Morbihan). Du côté de la majorité présidentielle, la liste est également longue des élus locaux et régionaux à avoir "soutenu" les activités de la SPA. Pour l’amour des animaux, certainement.
Posté le 23.06.2006 par nikkita

Éleveurs canins et associations de protection animale : Petits arrangements entre amis
"Lorsque nos intentions sont égoïstes, le fait que nos actes puissent paraître bons ne garantit pas qu’ils soient positifs ou éthiques." Dalaï Lama
Avertissement : Le but de cet article n’est pas de culpabiliser mais de mettre face à ses responsabilités, tout individu qui achète un chiot et toute association de protection animale qui encourage l’exploitation animale.
Texte rédigé par Virginie Bronzino
L’élevage canin consiste à faire naître et se développer des chiens en contrôlant leur entretien et leur reproduction, de manière à obtenir un résultat économique. En clair, faire se reproduire de la matière canine pour vendre sa progéniture comme on peut fabriquer et vendre toute marchandise commerciale dans le but d’en tirer profit.
Au nom de quelle hypocrisie les associations animales "dénoncent" les animaux "marchandises" et parallèlement, mettent à disposition des listes d’éleveurs sérieux (selon la marque, plutôt race) ? A t-on déjà vu des associations humanitaires dénoncer la marchandisation des femmes et proposer un listing de proxénètes sérieux ? Sauf que les proxénètes ne sont pas de généreux membres des assos humanitaires à la différence des éleveurs canins avec les assos animales.
Le business des animaux marchandises
En France, le marché des animaux de compagnie est colossal : entre les produits de santé animale, produits d’hygiène, suppléments nutritionnels, aliments des animaux de compagnie (Petfood), parapharmacie vétérinaire etc.
Ce marché inclut également le commerce (vente) ou marchandisation de millions d’animaux tous les ans. Par exemple, selon l’étude FACCO / Sofres 2004, la France compte près de 8,51 millions de chiens. Ce sont des chiens de race pour 76,3% et dans 50% des cas, l’animal a été acheté. Parallèlement, 150 000 chiens et chats sont abandonnés chaque année en France, le record européen.
Le marché des animaux de compagnie représente la forme d’exploitation animale la plus grave, même si elle est plus sournoise que celle des animaux destinés à l’élevage et l’abattage industriels pour la filière viande. Les associations animales devraient, par exemple, s’inquiéter que la Chine compte aujourd’hui plus 150 millions de chiens comme animaux de compagnie [1] au lieu de manipuler l’émotion de leurs (futurs) généreux donateurs occidentaux avec de marginaux marchés à chiens de boucherie tenus par de pauvres bougres [2].
Les listes d’éleveurs sérieux chaudement recommandés par les associations animales
Posté le 23.06.2006 par nikkita

Vingt ans d’anomalies
Cas isolé, l’affaire du legs Canourgues ? "Absolument pas, réplique Maryse Bousquet. Il s’agit d’un système organisé, connu de beaucoup. Il était très rare que le siège prévienne une délégation qu’un legs lui était destiné. D’ailleurs, que sont devenus les legs Debat (35 millions de francs), Nivault (9,4 millions), Cats (4,8 millions) et tant d’autres ?" Elle accuse : "A la SPA, tout est fait pour dégoûter et écarter les bénévoles qui posent des questions et se scandalisent. Nous avons des caisses de témoignages de bénévoles à qui l’on a soudain interdit l’accès aux refuges. On destitue les présidents de délégation qui s’indignent. À la place, les administrateurs préfèrent avoir des salariés surpayés et totalement aux ordres."
Depuis vingt ans, au moins, des membres éminents de la SPA alertent régulièrement la présidence et les administrateurs sur les "anomalies" qu’ils constatent. En avril 1984, Mme Moré, dans un courrier adressé à la présidente de l’époque, Jacqueline Thome Patenôtre (ancienne sous-secrétaire d’Etat), affirme que des "infractions évidentes au règlement intérieur" ont totalement "falsifié les élections". Elle signale également que la "commission de protection [animale], qui devrait être l’une des plus importantes [...] ne se réunit pratiquement jamais" ... Un autre administrateur, en 1991, proteste : "La ligne budgétaire honoraires d’avocats a presque triplé depuis 1990. Elle dépasserait 600 000 francs [...]. Les avocats servent à Faucher [la présidente] à régler ses comptes personnels avec ses adversaires." Ces courriers n’ont pas servi à grand-chose. Le 29 juin dernier, à Paris, lors de la très houleuse assemblée générale de l’association, Jacqueline Faucher a fait office d’assesseur au scrutin. "A de très nombreuses reprises, les deux derniers présidents ont été informés de dérives, de malversations, commises notamment par des administrateurs et des présidents de délégation, déplore encore Maryse Bousquet. Résultat : ce sont les plaignants qui ont été destitués, calomniés, menacés."
Le 20 juillet dernier, à son tour, Jean-Pierre Dubaux, ancien administrateur chargé des finances et écarté par la nouvelle direction, écrit au président de la cinquième chambre de la Cour des comptes. Dans une lettre de trois pages - jamais rendue publique jusqu’ici - il dénonce les pratiques qui perdurent : cooptation comme administrateurs de "fidèles" non élus par les adhérents, et un bizarre "contrat de silence" imposé aux collaborateurs de la hiérarchie. A ce sujet, Dubaux met en cause le nouveau président de la SPA : "Le Dr Belais, avec force, a tenté à plusieurs reprises de me faire signer cette pièce pour m’exclure du CA. [...] La direction ne se cachait d’ailleurs pas d’avoir constitué sur chaque administrateur un dossier dont les informations permettaient de faire pression sur un membre égaré pour le faire rentrer dans le système", écrit Jean-Pierre Dubaux. Il critique également les moyens financiers employés pour amadouer les nouveaux administrateurs : X., "nommé en 2001, a bénéficié d’une somme de 300 000 francs pour construire une chatterie sans même que le dossier soit soumis à la commission financière". Idem pour calmer le jeu : "Mme Stawicki (mise en examen) a reçu lors de son départ [...] un chèque de 450 000 francs, alors qu’elle aurait dû être licenciée pour faute lourde." La plus grande crainte de la SPA ? Voir un administrateur judiciaire nommé à sa tête et, pis encore, perdre sa déclaration d’utilité publique, synonyme d’exonérations fiscales. Face à la progression de l’enquête des policiers du pôle financier, le système familial tourne à la guerre des clans. La SPA, bien loin de l’arche de Noé, ressemble de plus en plus au Radeau de la Méduse.
Posté le 23.06.2006 par nikkita

Sévices et actes de cruauté
Et les animaux, dans tout ça ? Non seulement ils ne sont pas le sujet de préoccupation principale des cadres de la SPA, mais beaucoup disparaissent. Littéralement. Notamment dans certains refuges ! Celui de Cazères (Haute-Garonne), par exemple. Son responsable depuis 1990, Victor Rodriguez, a été condamné, en juin 2000, à six mois de prison avec sursis, à une amende et à deux ans de mise à l’épreuve, pour sévices et actes de cruauté envers les animaux. Ancien représentant en charcuterie, Victor Rodriguez euthanasiait en masse, et dans des conditions épouvantables, les chiens à son domicile. C’est d’ailleurs chez lui qu’il se faisait apporter directement les bêtes retrouvées sur la voie publique. Aux propriétaires qui venaient réclamer leur chien Rodriguez répliquait imperturbablement que l’animal s’était hélas échappé. L’homme sera condamné pour sévices, mais, en réalité, lors de son procès, le président du tribunal de Saint-Gaudens conclura ainsi : "C’est un trafic organisé d’animaux. Je n’en ai pas la preuve, mais vous avez trafiqué des animaux, vraisemblablement avec des laboratoires." Au sein du refuge, Victor Rodriguez laissait les chiens mâles côtoyer des femelles en chaleur. D’où des naissances en nombre, pratique en totale contradiction avec la politique affichée par la SPA, gestionnaire de refuges "surchargés", prônant la stérilisation. Fin 2000, la SPA condamne dans sa revue ce "tortionnaire". En oubliant de préciser qu’il s’agit de l’un de ses cadres. Et que sa présidente avait été alertée par courrier, dès 1993, sur ses actes de barbarie. Le refuge a été fermé en septembre 1999. Victor Rodriguez s’est reconverti : il est radiesthésiste, à l’occasion. Contre rémunération, il a promis aux propriétaires éplorés de retrouver leur animal disparu !
Posté le 23.06.2006 par nikkita

Mémoire défaillante
Face à l’avalanche d’accusations qui fondent sur la SPA, Serge Belais, président depuis octobre 2000, reconnaît que "tout n’est pas parfait". Mais sa mise en examen pour "abus de confiance", il ne la comprend pas. "J’ai toujours été clean, je n’ai pas triché, explique ce vétérinaire de 47 ans, propriétaire d’une clinique à Paris. D’ailleurs, je ne suis pas sous contrôle judiciaire." Comment pouvait-il ignorer les malversations de ses homologues alors qu’il était administrateur depuis 1992 ? "Je faisais confiance aux autres administrateurs et je me concentrais sur ma mission, la protection animale." Ce chevalier blanc, prônant la "transparence totale", oscille entre mémoire défaillante et naïveté. Ainsi, il n’a "jamais entendu parler" des démêlés judiciaires de l’un des 24 administrateurs de la SPA - jusqu’en 2001 - Jean-Pierre Kucheïda, député (PS) de Liévin (Pas-de-Calais), très proche de Jacqueline Faucher. Les essais cliniques d’efficacité et d’innocuité pratiqués sur des chiens du refuge de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) entre décembre 1995 et mai 1996, alors que la SPA s’est toujours officiellement opposée à l’expérimentation animale ? "Ce n’était pas de l’expérimentation, mais une comparaison avec un autre antibiotique existant", prétend Serge Belais. Et il défend sa gestion : "Sur 100 euros donnés à la SPA, 78 vont directement à la protection animale."
"On ne peut avoir été administrateur pendant huit ans et affirmer qu’on ne savait rien", estime Me Roland d’Ornano, qui défend le collectif des bénévoles - en 1994, cet avocat avait mis au jour l’escroquerie montée par Jacques Crozemarie, président de l’Association pour la recherche sur le cancer (ARC). "M. Belais, en tant qu’administrateur, avait un mandat qui impliquait une responsabilité collective et pas seulement individuelle, plaide-t-il. Comme d’autres, il a couvert des agissements dont il aurait dû savoir qu’ils étaient délictueux."
Depuis la mi-juillet, Serge Belais est saisi par courrier des cas d’euthanasie "impulsive" d’animaux et de brimades sur les bénévoles pratiqués par le responsable du refuge SPA de Brugheas (Allier). En attendant qu’il intervienne, la dérive éthique de la SPA se poursuit, selon le collectif de bénévoles. "De la naissance à la mort, les animaux de la SPA sont victimes de trafic", résume Gabrielle Zammarchi. Notamment par le biais de certaines fourrières pour animaux errants. La SPA, qui en accueille dans ses refuges depuis 1960, se déchaînait naguère contre les sociétés de capture d’animaux, ces "prestataires de mort". Une belle indignation, balayée depuis.
En rachetant Chenil Service (gestion des fourrières), et en prenant les rênes de la Sacpa (Service pour l’assistance et le contrôle du peuplement animal), la SPA a mis la main sur un marché juteux. La loi du 6 janvier 1999 contraint les communes à disposer d’une fourrière pour ramasser les animaux dangereux ou errants. La majorité des communes, surtout les plus petites, préfèrent passer une convention avec une société spécialisée. Moyennant une indemnité municipale annuelle de 3 à 20 francs par habitant, la fourrière s’engage à garder un animal identifié huit jours, comme l’exige la loi, pour laisser le temps à son propriétaire de le réclamer. Au-delà, l’animal est euthanasié. On comprend mieux pourquoi le refuge-fourrière du Garric n’a de cesse de passer des conventions avec des communes, parfois d’autres départements : 143 actuellement ! La SPA du Garric est même parvenue, depuis l’année 2000, à faire signer à des communes des conventions illégales qui lui permettent de "procéder à l’euthanasie des animaux non repris dans un délai [...] de trois jours" ! Autant accélérer le turnover.
Posté le 23.06.2006 par nikkita

On croyait que l’honorable institution se dévouait corps et âme à la cause animale. Elle semble surtout appâtée par le gain. Les adhérents qui osent protester sont "démissionnés" sans ménagement.
Censée protégée les animaux errant, la SPA en assure le ramassage et l’élimination pour le compte des communes. Un business lucratif, bien que le but de l’association ne le soit pas.
Imaginait-on que l’honorable "Société Protectrice des Animaux", fondée en 1845 et reconnue d’utilité publique en 1860, se dévouait corps et biens pour protéger les animaux ? Egrenait-on
avec respect ses impressionnantes références - 500 salariés, 2 200 bénévoles, 52 refuges, 150 millions de francs de budget et plus de 60 000 chiens et chats recueillis chaque année ? Apparemment, on se trompait. L’association cache en fait des coulisses peu ragoûtantes. Abattages des bêtes à la chaîne, affrontements sans merci pour s’arracher les donations, juteuses activités commerciales, détournements financiers, le tout baignant dans une opacité comptable absolue... À l’évidence,certainsamisdes bêtes aiment aussi l’oseille. "Un petit clan se partage le pouvoir dans le seul but de faire du fric", accuse Maryse Bousquet, une ancienne déléguée, qui mène la fronde contre l’association. Ni le président actuel ni la présidente précédente de la SPA n’ont souhaité recevoir Capital et répondre à cette attaque.
Pour ne pas heurter la sensibilité du publie et de ses bienfaiteurs, l’association assure que 80% des chiens recueillis dans ses refuges sont placés chez un nouveau maître. Mais ce taux serait très surévalué. "Il faut le diviser par deux", affirme, avec d’autres, un ancien gestionnaire du refuge de Gennevilliers, en région parisienne.
Cet homme-là sait de quoi il parle. Le centre d’hébergement de Gennevilliers, qui abrite 800 places (550 pour les chiens, 250 pour les chats) et passe pour le plus grand d’Europe, est en effet une sorte d’abattoir géant : des milliers d’animaux y sont liquidés chaque année par injection de Dolethal. Les matous grassouillets et les Médor édentés, trop croulants pour être adoptés, n’échappent jamais à la seringue. Mais quantité de chats et de chiots en excellente forme ont aussi droit à ce traitement définitif, au motif que leur race n’est guère à la mode (bergers allemands, par exemple). En définitifs seuls les caniches, chowchows d’appartement ou autres lévriers afghans, qui ont toutes les chances de faire saliver les clients adopteurs, sont sûrs d’avoir la vie sauve. À condition que l’acquéreur débourse au moins 800 francs pour couvrir les frais d’hébergement et de vaccination. Et, mieux encore, qu’il fasse un don...
Plus étonnant : l’association gère aussi des fourrières. Il faut savoir que la loi du 6 janvier 1999 oblige les communes à ramasser les animaux errants (les Français abandonnent 100 000 chiens par an, record européen) et à les éliminer dès lors qu’on ne retrouve pas leur propriétaire. Or, à qui les maires délèguent-ils souvent cette activité ingrate ? Tout juste : à la SPA. En contrepartie d’une alléchante subvention, calculée sur la base de 2, 3, voire 7 francs (à Cannes) par habitant, Elle se charge discrètement de la basse besogne.
L’association (théoriquement à but non lucratif) qui affichait, il n’y a pas si longtemps, un fier objectif de " zéro euthanasie ", a même acquis 60% du capital d’une fourrière privée concurrente, Chenil Service. Les 40 % restants sont détenus par la Sacpa, numéro 1 de la capture d’animaux en France. Un pacte avec le diable, aux yeux des militants.
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