Vie De Femme
Publié le 05/04/2007 à 12:02 par nikkita
Excision d’une fillette à même le sol dans des toilettes à ciel ouvert dans le village de Kati au Mali.
Plus de 80% des femmes au Mali sont excisées.
Les mutilations génitales féminines (GMF) sont pratiquées dans 28 pays du monde, sous une ou plusieurs formes, principalement en Afrique mais aussi au Sultanat d’Oman, au Yémen et aux Emirats arabes unis.
Sur le continent Africain, où les mortalités maternelle et infantile sont les plus élevées au monde, les mutilations génitales féminines concernent plus de 130 millions de femmes et de fillettes dans quelques 26 pays.
Ce sont le plus souvent des femmes âgées qui pratiquent les mutilations génitales féminines.
Elles n’ont d’autre savoir que celui transmis par leurs mères et utilisent pour l’intervention des instruments aussi divers que des couteaux, des lames de rasoir, des morceaux de verre...
Pour favoriser la cicatrisation, elles appliquent sur la blessure des compositions à base d’herbes, de terre, de cendre, de bouse de vache...
Pratiquées dans des conditions d’hygiène souvent précaires,
l’ " excision " et l’ " infibulation " sont à l’origine d’infections multiples, vulvaires, urinaires et gynécologiques, ces dernières pouvant entraîner une stérilité.
La diffusion des infections peut s’étendre et générer des septicémies qui, sans traitement adéquat, peuvent évoluer vers la mort.
Interrogés sur les raisons pour lesquelles se perpétue cette pratique barbare, ces partisans n’ont d’autres arguments que d’invoquer la " coutume ".
" Cela s’est toujours fait, ma mère, ma grand-mère, l’ont fait, donc mes enfants seront excisées ".
Nombreuses sont les familles qui mettent en avant une prescription religieuse des mutilations génitales féminines.
Il n’y a en a aucune.
D’ailleurs, il est prouvé que les pratiques mutilatoires ont précédé l’apparition des religions du Livre.
Chez les musulmans notamment, cette coutume a souvent été perpétrée dans la croyance sincère, mais erronée, qu’elle était réclamée par le culte islamique.
Pourtant le Coran ne dit mot de l’excision.
Les hommes, en particulier, voient dans l’excision un moyen de garantir :
" l’honneur de la famille " : l’excision permettrait de conserver la virginité des jeunes filles jusqu’au mariage, en prévenant le désir sexuel et, par conséquent une expérience sexuelle prénuptiale.
" l’honneur du mari " : l’excision réduirait le désir sexuel des femmes, qui, frustrées par la polygamie, ne seraient pas tentées d’avoir des relations adultérines.
Pour les femmes, c’est surtout un moyen d’éduquer les filles afin qu’elles restent " sages ", et bien sûr, qu’elles se marient.
En effet, une des raisons les plus fréquemment évoquées par les mères africaines pour justifier l’excision de leur fille est que, non excisée, elle ne trouverait pas à se marier.
Or, en Afrique, le célibat implique l’impossibilité pour une femme d’accéder à la reconnaissance sociale en devenant mère.
Dans la majorité des sociétés pratiquant l’excision, le statut de la femme est subordonné au nombre d’enfants qu’elle mettra au monde.
Publié le 26/11/2007 à 12:00 par nikkita
Shahima, 25 ans, 3 enfants, s’est endormie.
Pendant les pansements, elle ne lâchera pas une plainte.
Le pronostic des médecins est réservé : plus de trois semaines après son acte, elle présente un début de septicémie.
Elle s’est immolée à cause des mauvais traitements que lui faisait subir sa belle-famille.
Le service pour femmes des grands brûlés de l'hôpital d'Hérat reçoit plus de 150 Afghanes qui se sont immolées, le plus souvent pour échapper à la violence dans leur famille.
Mariages forcés, violences, système judiciaire défaillant, des centaines d’Afghanes se suicident par immolation chaque année.
Les mots se tordent dans la bouche de Shahima avant de franchir sa lèvre inférieure couverte de cloques purulentes :
« J’étais malheureuse dans la famille de mon mari. Lui, il est gentil.
Mais sa mère et ses sœurs ne me donnaient jamais la permission de visiter ma famille.
Je devais rester là, à nettoyer pour elles. Il est professeur au chômage, il sait pourquoi j’ai fait ça, mais il dit qu’il ne peut rien changer à cause de ses problèmes économiques. »
« Il n’y avait rien de bien dans ma vie », souffle Shahima avant de se rendormir.
« Une chance sur deux de s’en sortir», diagnostique le Dr Azizi. « La fièvre monte, elle a un début de septicémie, je suis moins optimiste », conclue une autre femme médecin. « La semaine dernière, on a reçu 4 femmes brûlées à 100 %. Elles sont toutes mortes en quarante-huit heures. On voit parfois revenir deux fois, trois fois celles qui se sont ratées... Tout ça à cause d’une culture factice, d’un enchaînement d’erreurs grossières », conclut, écœuré, le jeune médecin.
Publié le 15/01/2008 à 12:00 par nikkita
Septembre 2007, au retour d’une mission de 7 mois en Irak en tant que médecin à la Compagnie C de la 203e Brigade du « Support Battalion », la capitaine Terri Gurola étreint Gabrielle sa fille agée de 3 ans à l’aéroport international Hartsfield-Jackson à Atlanta.
Quand et comment le désengagement militaire Américain en Irak ?
Il faudrait pour cela que les Etat-unis tendent la main aux voisins de l'Irak, et plus particulièrement aux Iraniens et aux Syriens, pour les inclure dans une stratégie d'apaisement, que les États-Unis fassent un pas pour sortir Téhéran de l'isolement et acceptent d'envisager un horizon où l'Iran aurait le statut de puissance régionale.
Cela semble improbable tant que restera au pouvoir le président Georges Bush qui persiste en dépit d’un rapport de ses services de renseignement, selon lequel Téhéran a suspendu son programme nucléaire militaire en 2003, à affirmer que l’Iran reste une menace « s'il a le savoir nécessaire pour fabriquer une arme nucléaire ».
Publié le 10/12/2007 à 12:00 par nikkita
Un groupe de très jeunes filles Somali arrivant d’un village lointain pour prendre de l’eau au puit de Kebri Dehar à Ogaden, dans la région somalienne de l’Ethiopie.
Sur notre planète, 1,1 milliard de personnes n'ont toujours pas accès à l'eau potable à domicile.
En Afrique (13 % de la population mondiale), il n'y a que 9 % de l’eau douce disponible.
A cela s’ajoutent des logements sans assainissement, c’est-à-dire sans toilette ni évacuation des eaux usées.
Dans la vie quotidienne, ce sont les femmes qui sont le plus affectées par ces déficits, et ce sont la plupart du temps les femmes qui ont la responsabilité de l’eau dans le logement familial.
Elles en ont besoin pour l’hygiène corporelle, la cuisine, la vaisselle, la lessive, le ménage, etc.
Lorsqu’il n’y a pas d’eau à domicile, il leur faut soit aller en chercher, souvent loin, à une fontaine ou à un puits soit en acheter à un vendeur ambulant à un prix qui pèse lourd dans le budget familial.
Dans les pays en développement, la corvée d’eau est le lot quotidien de beaucoup de femmes.
Elle peut dominer l’organisation de la journée, ne laissant ni temps ni énergie pour d’autres activités.
Ce sont en majorité les femmes, et même très souvent les jeunes filles, qui doivent aller faire la queue à un point d’eau collectif puis transporter l’eau jusqu’au domicile.
Elles doivent alors marcher jusqu’à 8 heures par jour, souvent pour ne ramener que 15 à 20 litres, ce qui est bien peu pour subvenir à tous les besoins de la famille.
Porter cette charge mobilise quotidiennement beaucoup d’énergie et cette corvée d’eau ne laisse pas suffisamment de temps aux jeunes filles pour aller à l’école ou aux mères pour avoir un travail.
Publié le 03/12/2007 à 12:00 par nikkita
Une mère épuisée au pied du lit de son enfant malade dans un hôpital d’Haïti.
Les lits de veille pour malades sont quasi inexistants dans ce pays.
« Votre enfant est malade.
Maintenant il vous faut faire un choix !
* Nourrir vos autres enfants ou acheter des médicaments pour celui qui est malade ?
* Marcher 7 heures pour atteindre la plus proche clinique ou aider à la récolte de peur que les moissons pourrissent sur pied ?
* Prendre soin de vos parents âgés ou soigner votre enfant intoxiqué ?
Pour la plupart des habitants de la planète la santé est un improbable équilibre basé sur des ressources insuffisantes.
C’est un fardeau qui est principalement supporté par les femmes qui ont à effectuer des choix intimes souvent entravés et influencés par les coutumes et préjugés sociaux, la politique et l’affairisme. »
Publié le 10/12/2007 à 12:00 par nikkita
Siti Nur Rahayu agée de 7 ans, occupe la premère place dans le cœur de sa mère Nining ainsi que dans son agenda.
Six ans plus tôt, Nining Djohar a laissé sa fille alors agée de 8 mois à la garde de ses parents à Bandung en Indonésie pour aller travailler comme servante à Singapour.
Nining passe un appel téléphonique chez elle à Bandung tous les après-midis depuis 6 ans.
En Asie des femmes originaires d’Indonésie, des Philippines et du Sri Lanka émigrent en masse vers le Moyen-Orient, Singapour, la Malaisie, Hong-Kong pour gagner leurs vies en tant qu’employées de maison.
Mais leurs rêves de gagner de l’argent pour assurer l’éducation de leurs enfants et bâtir une maison sont bien souvent déçus dans une sinistre existence aux risques très importants.
Exclues des lois sociales protégeant les salariés, ces domestiques travaillent souvent de 16 à 18 heures par jour, 7 jours par semaine pour de très maigres salaires.
D’autres sont « maintenues » sur leur lieu de travail ou sont sexuellement abusées.
La dérégulation des pratiques de recrutement appliquées par les agences plaçant les travailleuses émigrées, implique des « frais » pour ces dernières qui les laissent lourdement endettées et accroit les risques d’exploitation.
Bien des années après quand elles retournent chez elles, c’est souvent pour retrouver des maris qui ne leurs sont pas restés fidèles et des enfants qui ayant grandi loin de leur mère, ne la reconnaissent pas.
Publié le 10/12/2007 à 12:00 par nikkita
En raison du chaos de la guerre, cette femme s’est réfugiée avec son mari dans les ruines d’un bâtiment du gouvernement Irakien pour mettre son enfant au monde.
Elle s’interroge sur les moyens qu’elle pourra trouver pour assurer la survie de son bébé.
Des milliers de femmes, à travers le monde entier, sont victimes de la guerre: veuves, déplacées, détenues, séparées de leurs proches, victimes de la violence et des armes.
Bien souvent membres des populations civiles prises sous le feu croisé des combattants, les femmes ont à faire preuve de grandes capacités d'adaptation pour surmonter leurs épreuves et dans un environnement hostile pourvoir à leurs besoins et à ceux de leur famille par tous les moyens possibles.
La guerre modifie le statut des femmes, que ce soit au sein du ménage ou au sein de la communauté, justement par le fait qu'elles doivent assumer différentes fonctions et différents rôles.
Ces charges accrues, lourdes de conséquences pour elles et, par conséquent, pour leurs enfants (qui peuvent amener à la prostitution en échange de fournitures alimentaires de base) peuvent aussi créer une dynamique positive en les rendant plus autonomes.
Bien que souvent submergées par l’ampleur des responsabilités et des tâches qu’elles endossent, et mal perçues d'autre part, car sortant du cadre social ou culturel dans lequel elles sont habituellement cantonnées, les femmes deviennent le pilier central de la famille et de la communauté.
Publié le 03/12/2007 à 12:00 par nikkita
Qui se souvient du Kaboul des années 70, étape des hippies en route vers Katmandou, de ses boites de nuits et des filles en minijupes évoluant librement dans ses rues ?
C’est une époque bien révolue en ces jours où aucune silhouette aux courbes féminines ni aucun visage lumineux de femme ne se laisse entrevoir dans les rues de la capitale Afghane. A Kaboul, une femme sur deux porte la burqa, les autres sont voilées.
Et hors de la capitale, toutes revêtent le fameux vêtement bleu, soit sous la pression du mari ou soit par choix, car ce symbole de soumission semble incarner pour la plupart des Afghanes, la seule manière de se sentir en sécurité en leur épargnant les insultes publiques et agressions de la part des fondamentalistes.
C’est seulement à l’arrivée des talibans au milieu des années 90 que le voile grillagé a été imposé, de même que l’interdiction totale du travail des femmes hors de chez elles, ainsi que l’interdiction de toute activité des femmes à l'exterieur sans être accompagnées par un parent masculin (même faire des courses, balayer (la tête baissée uniquement) ou pour étendre le linge), l’interdiction pour les femmes de se faire soigner par un médecin homme, l’interdiction d’aller à l’école, à l’université ou dans quelque autre organisme éducatif.
Une vie étouffée sous cette toile allant de la tête aux pieds, incommode ou l’air raréfié tourne la tête et étouffe, dissimulée derrière cette petite grille qui réduit le champ de vision et brouille le regard.
Publié le 10/12/2007 à 12:00 par nikkita
La sœur de Shaima Rezayee à la porte de la pièce ou cette dernère fût retrouvée assassinée le 18 Mai 2005.
Shaima Rezayee était une jeune présentatrice de télévision âgée de 23 ans sur la chaîne privée hertzienne Tolo TV à Kaboul en Afghanistan.
Elle était très controversée, étant une des rares femmes du pays apparaissant à la télévision vêtue à l’occidentale et évoluant librement dans la capitale sans porter ni burqha ni foulard.
Ses manières libérées et le style occidental de son show musical quotidien lui ont attiré les foudres des conservateurs islamiques jugeant son comportement anti islamique.
Cédant à la pression du Conseil des oulémas, Tolo TV avait licencié la jeune femme considérant que sa personnalité ne correspondait pas aux critères de la chaîne.
Frappée d’opprobre, Shaima Rezayee avait vite sombré dans la dépression.
Mais quelques semaines plus tard, le 18 mai 2005, Shaima a payé le prix ultime pour ses aspirations à la liberté, et fût retrouvée morte à son domicile victime d’une balle en pleine tête.
Bien que l’enquête continue (ses 2 frères actuellement incarcérés sont fortement suspectés), les autorités afghanes s’orientent maintenant vers la thèse du suicide.
Elle est en tous cas une victime emblématique du choc culturel émergeant entre la jeunesse afghane et les anciens, tenants de la ligne dure conservatrice.
Publié le 03/12/2007 à 12:00 par nikkita
Rose a bénéficié d’un petit prêt de l’International Institute of Rural Reconstruction afin d’acheter des poules et un coq.
Aujourd’hui elle possède plus de 100 poules et vend des œufs pour compléter les revenus de sa famille.
Elle forme maintenant d’autres femmes de sa communauté dans la province de Nyanza au Kenya,
pour leur apprendre comment élever des poules et vendre des œufs.
A travers le monde entier les femmes jouent un rôle central pour les soins et l’alimentation des familles, l’éducation des enfants et la création d’emplois.
L’échec des stratégies économiques dans les pays du tiers-monde conduit à remettre en question les rapports de domination hommes-femmes et les bases des sociétés patriarcales.
Les nouveaux projets de développement qui réussissent sont ceux auto-dirigés par des femmes et orientés en fonction des besoins spécifiques de celles-ci.